Pour l'instant les peuples Africains qui veulent fuir la misère de leur continent trouvent asile sur la terre Européenne. Tant qu'ils arrivent à
trouver des débouchés en Europe leur situation a des chances de s'améliorer. Or après 30 ans d'émigrations non interrompues, cette voie de salut commence à trouver ses limites. Nous arrivons à la
fin d'un système sur fond de crise bancaire mondiale, de recession économique, d'augmentation du prix de denrées alimentaires et des ressources pétrolières. L'Europe n'est plus une terre de salut
ni pour les immigrés, ni pour les populations indigènes elles même.
Une nouvelle donne économique Européenne s'amorce sur fond de repli identitaire et de conflits communautaires. Il semble que l'on se rapproche de la fin de l'émigration comme solution aux problèmes
de pauvreté. Mais lorsque les populations Africaines ne pourront plus émigrer en France quelle option leur restera-t-il ?
Et quand bien même l'émigration continuerai, on constate que des poches de pauvreté se créent en Europe. Il y a des problèmes d'emploi, des problèmes d'éducation, des problèmes de delinquance et
d'insécurité. A la fin la somme des problèmes sera tellement importante qu'il n'y aura aucune différence de situation entre les immigrés et ceux restés sur leur terre d'origine...
La seule question qui reste est "que fait-on après l'émigration ?". Que faire quand l'Europe ne sera plus une voie de salut !
Lorsque même la France ne sera plus une terre d'asile, dans quel autre pays du reste du monde crois-tu que tu pourras immigrer ?
Source : http://grioo.com/ar,radicalisation_du_mouvement_des_sans-papiers_a_bruxelles,13677.html
Radicalisation du mouvement des sans-papiers à Bruxelles
11/05/2008
Plusieurs milliers de sans-papiers ont défilé samedi à Bruxelles en mémoire d'Ebenezer Folefack
Plusieurs milliers de sans-papiers, en majorité des Africains, ont manifesté samedi au centre de Bruxelles pour protester contre la mort le jeudi 1er mai, d'un demandeur d'asile
camerounais, qui était détenu au Centre de Merksplas en Belgique.
Les manifestants contestent la thèse du suicide retenue par la justice belge après une autopsie du corps du défunt, qui n'a pas pris en compte les témoignages du personnel de garde du centre de
Merksplas, comme l'exige d'ailleurs l'avocat de la victime. Des bagarres ont même éclaté entre les manifestants, dont certains, plus radicaux, voulaient s'attaquer aux immeubles le long du parcours
de la marche.
La famille du défunt, qui tenait à une manifestation digne et calme, a écourté la marche, appelant les manifestants à se rassembler devant l'Office des étrangers, où ils ont déposé des fleurs et
des photos du Camerounais. Arrivé en Belgique en 2005, le jeune Camerounais, Ebenizer Folelack Sontsa, a été débouté du droit d'asile et, depuis plusieurs semaines, placé dans un centre fermé.
La police avait tenté, sans succès, de l'expulser par avion. Ramené au centre de détention, le jeune Camerounais a été retrouvé mort dans les toilettes du centre, alors que la police lui avait
signifié une nouvelle tentative d'expulsion pour le lundi d'après. La mort du jeune camerounais a entraîné une radicalisation du mouvement des sans-papiers, qui, depuis, tiennent chaque jour des
manifestations avec le soutien de plusieurs associations de défense des droits de l'homme, des étudiants et des quelques élus belges et européens.
Le gouvernement belge a promis de publier avant le 20 mai, la circulaire permettant la régularisation des sans-papiers qui remplissent les conditions requises. En principe 10.000 sans-papiers sur
100.000 devraient voir leur situation de séjour régularisée en Belgique.
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