Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 16:54

Source : http://quotidien.mutations-multimedia.com/index.php/news/rubriques/130-enquetes/542-recrudescence-des-actes-d-assassinats-dans-les-villes

 

 

Recrudescence des actes d'assassinats dans les villes

 

 

Plus une semaine ne passe sans que le corps d’une personne égorgée n’ait été découvert dans l’une de nos métropoles.

 

Ce sont des faits macabres qui ont barré les «une» des différents quotidiens du Cameroun du lundi, 20 février dernier. Entre le jeudi 16 et le dimanche 19 février, deux jeunes femmes ont en effet été arrachées à la vie. Au quartier Emana, c’est le corps désarticulé de Mireille Ngo Ond, 29 ans, employée à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Béac), qui a été retrouvé à l’intérieur de son véhicule de marque Toyota Rav 4. Le corps de la jeune femme labouré par sept coups de poignard en état de putréfaction avancé, avait été séparé de la tête par ses bourreaux.

Un assassinat crapuleux aussitôt attribué à son amant, interpellé et mis sous les verrous comme suspect numéro 1.  Le dimanche 19 février dans la matinée, c’est la dépouille de la jeune Jeanne Essimi Nga Ateba qui a été retrouvée à son domicile au lieu dit «Titi garage», à Yaoundé. Selon des témoignages, un jeune homme est arrivé sur les lieux, armé d'un long poignard et a écourté sa vie. Sur les lieux du drame, un boutiquier qui partage la proximité avec la victime, raconte qu'un jeune homme est arrivé, il a fait irruption dans la chambre de la jeune fille et l’a égorgée.

Autre cas de meurtre signalé à Yaoundé au cours de la même journée, celui d’une jeune commerçante,Charlotte Ngoh Atangana, âgée de 24 ans, tuée de 14 coups de poignard par un amant dont elle entendait se séparer. Si ces différents meurtres alimentent les conversations de l’homme de la rue, dans les chaumières, ils inquiètent et font froid au dos. Ce d’autant que, depuis le début de l’année en cours, ce ne sont pas les premiers crimes crapuleux recensés à travers le pays et notamment dans la ville de Yaoundé.

 

Ainsi, au lendemain des fêtes de fin d’année, c’est le corps sans vie de Marie Stéphanie Nyobé qui a été retrouvé dans la broussaille à Soa, une grosse bourgade sise à 7 km de la capitale et qui abrite l’université de Yaoundé II. Agée de 21 ans, l'étudiante avait été tuée dans des circonstances encore non élucidées à ce jour. Ses restes en putréfaction seront découverts le 29 décembre 2011 à Soa, non loin de la mini-cité «La grâce», le lieu de sa résidence.

 

 

Une enquête judicaire est ouverte et son amant interpellé. Les parents de la jeune fille, eux, restent sans voix. Alors que la population n’avait pas encore digéré cette nouvelle, quelques jours plus tard, au quartier Santa Barbara à Yaoundé, c’est le corps de Jean Calvin Monet Boulou Njé qui a été découvert le samedi 28 janvier 2012. Cet opérateur économique aurait été attaqué à son domicile par quatre malfrats, et poignardé de plusieurs coups de couteau. Une enquête sera ouverte pour retrouver les meurtriers.


Le même samedi 28 janvier 2012, un autre drame familial se jouait du côté d’Obala. David Etogo Zoa, âgé de 30 ans, venait d’être assassiné par sa jeune amante, Marie Antoinette Ngah, âgée de 18 ans qui s’était servie d’un couteau de cuisine pour mettre un terme aux élans de jalousie déplacés de son compagnon. La meurtrière sera interpellée et déférée au parquet de Monatélé.  Toujours à Obala, le corps de Ji Xiaofing, un commerçant de nationalité chinoise, sera retrouvé le 22 janvier 2012 à l’intérieur de sa propre boutique par des vigiles d’une société voisine. D’après des sources médicales, il aurait  reçu, un coup à la tête. Des traces de strangulation auraient été aussi découvertes à son cou. Et d’après des sources policières, tout porte à croire que le Chinois connaissait ses agresseurs qui n’avaient pas forcé la porte de la boutique où  rien n’avait été volé. Deux suspects seront interpellés et une enquête ouverte.
Le même 22 janvier du côté de Nkoa-Abang, c’est la dépouille d’un taximan qui est découverte dans un champ de manioc. Le corps de Lucien Menye Nkoa, âgé de 40 ans, a été retrouvé par une femme, la  propriétaire dudit champ de manioc. Un corps découvert dans un état de décomposition avancée avec  la tête séparée du corps, les pieds et les mains noués dans le dos. Une enquête sera ouverte au commissariat de Nkoa-Abang.


C’est toujours à Yaoundé que, après quatre jours de recherche, le corps de la fille de feu Omgba Zing, la nommée Christelle Corinne Omgba Mballa, épouse Assoumou,  a été finalement retrouvé le 19 janvier 2012,  gisant dans une fosse dans sa villa au quartier Mimboman. Le corps qui était plié en deux  présentait des articulations brisées. Selon les déclarations du médecin légiste, la défunte avait été victime de sévices corporels et d’agressions sexuelles. Son gardien, Barthélemy Ndjirayom sera interpellé avant d’être relaxé discrètement par l’enquêteur, Alain Edzoa, qui sera lui-même arrêté et gardé à vue.


Le 15 janvier 2012 au quartier Damase, Henry Tabi était découpé à la machette par Justine Abenedjou Egang, une jeune dame qui l’avait assené le coup en lieu et place de son concubin. Agé de 25 ans, Henry Tabi qui avait reçu un violent coup de machette sur le crâne, sera amputé d’une partie de son visage. Il  succombera à ses blessures le lendemain. Le 04 janvier 2012 au quartier Tsinga à Yaoundé, William Edezoumou, 29 ans, est assassiné, poignardé par ses voisins pour trouble de jouissance nocturne. Quelques jours plus tard, en plein jour au marché Mokolo, la tête dégoulinante de sang d’un adolescent était retrouvée dans un sac en plastique détenu par un individu qui passera aux aveux avant d’être interpellé. Le reste du corps de l’adolescent sera retrouvé ensuite après exploitation de l’assassin.
A Ebolowa, stupeur et consternation sont au rendez-vous ce lundi, 6 février 2012 à NKoéssombo, une banlieue. Deux corps d’enfants en état de décomposition avancée ont été découverts par des riverains dans un champ de patate. La police ouvrira une enquête pour faire la lumière sur ce qui apparaît comme un double meurtre.

Colina All


Au cours  du même mois de janvier, cette fois à l’Ouest du pays, la criminalité prend du galon, notamment dans la ville de Mbouda. Des malfrats évoluent comme des poissons dans l’eau, semant mort et désolation à leur passage. C’est ainsi qu’un cadre des brasseries est sauvagement tué de plusieurs coups de fusil. Quelques jours plus tard, c’est le meurtre du Maire de Baham qui est abattu, nuitamment, dans l’enceinte de son domicile. A bafoussam, c’est une élève  qui est retrouvée morte, tuée par des malfrats qui l’avaient préalablement violée.  Le 17 février dernier, l’on annonçait à Bafoussam la mort suspecte d’un assureur. Le chef d’agence de la société d’assurance dénommée Colina All Life Cameroon, Brice Nicodème Happi Monthé, 52ans, venait d’être retrouvé suspendu au bout d’une corde. Autre mort par suicide, un vendeur à la sauvette de l’Avenue Kennedy qui aura mis fin à ses jours pour des raisons restées non élucidées par ses proches.   


La liste est loin d’être exhaustive et, la responsabilité de la police est sévèrement critiquée par des populations de plus en plus apeurées et qui n’ont pour seul recours face aux assauts répétés des malfrats que de se calfeutrer dans leurs demeures.


A la direction régionale de la police judiciaire du centre à Yaoundé souvent accusée de négligence dans la gestion de ces enquêtes criminelles, on se veut pourtant rassurant : «nous avons également noté la recrudescence, depuis le début de l’année en cours des crimes avec une nette augmentation des crimes passionnels», affirme le commissaire divisionnaire Nith qui poursuit : «nous avons recensé un peu plus d’une dizaine de cas et la tranche d’âge des victimes varie entre 25 et 35 ans. Le public nous accuse de laxisme parce que, tout simplement, nous ne nous prononçons pas toujours pendant les enquêtes en cours mais la vérité est que, pour chaque crime, nous interpellons des suspects qui sont, soient relaxés par le parquet à la disposition de qui nous les remettons, soit, ils sont incarcérés ou libérés. C’est trop vite aller en besogne de dire que nous ne faisons pas notre travail», lance-t-il sans pour autant pouvoir se prononcer sur la suite des enquêtes ouvertes ici et là depuis le début de l’année en cours.
Pour les populations, face aux «lenteurs» de la police, elles préfèrent prendre les choses en main. Du coup, le phénomène de justice populaire a connu, lui aussi une certaine évolution. «Conduire les bandits à la police c’est les libérer. C’est pour cette raison que nous préférons leur régler leur compte une fois pour toute. Au moins, il y en auront qui paieront pour les autres», affirmait samedi, 18 février, un jeune homme qui venait de se livrer à un acte de justice populaire au lieu dit «Total Mvan» à Yaoundé.

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 15:52

Source : Jean-Marc Daniel, BFM Business

 

 

La compétitivité permet d'obtenir un modèle de financement qui permet le prise de risque, l'investissement et par corollaire la créativité. Compétitivité et créativité permettent le développement de la croissance économique.

 

Selon l'école des phisiocrates, la création de richesses vient de la croissance économique. Et la croissance économique vient de l'agriculture. Un grain de blé donne un épis. La Nature permet de faire un effet de levier sur la mise de départ. Selon cette école une grande partie de la croissance économique vient de l'agriculture. Pour généraliser à notre époque, on dira que pour avoir de la croissance économique il faut disposer d'une energie pas chère (énergie du soleil) couplée à de l'intelligence humaine (travail).

 

J'ajouterai que l'amorce de l'économie vient toujours de la Nature. Car la Nature est un opérateur totalement solvable. Il peut donc servir de socle économique stable et durable. Viennent ensuite les économies primaires qui exploitent directement la production de la nature (agriculture, pêche, pétrole, gaz, etc), et au-dessus de ces activités économiques primaires viennent s'appuyer des économies secondaires qui transforment les fruits de la Nature (raffinage du pétrole, industrie du bois, industrie agro-alimentaire, etc). Avec ces 3 socles on a une architecture économique solide. Alors viennent s'ajouter des économies tertiaires qui sont tous ce que l'humain peut produire et s'échanger comme biens matériels ou culturels, comme services ou conseil.

 

Mais on oublie qu'à l'origine le premier acteur économique sur lequel se batît toutes l'architecture économique, c'est la Nature. Pourquoi les Trentes Glorieuses dans les années 50, 60 et 70 ? Parce qu'il y avait abondance de pétrole et qu'il était bon marché. Une énergie peu chère couplée à de l'intelligence humaine, et le monde occidental a battu tous ses records de croissance pendant 30 ans !

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 14:40

Le fonctionnement capitaliste c'est des gens qui se réunissent, apportent de l'argent pour un objet social ou un objectif auquel ils croient dans le but de le développer. Pour cela ils utilisent un outil qui s'appelle l'entreprise.

 

Une entreprise consiste à frabriquer quelque chose qui a un intéret social, et donc qui sera vendue car elle a un marché de consommateurs. Ces revenus vont pouvoir rémunérer les actionnaires. Et le but est de faire grossir les revenus, l'activité et l'importance de l'entreprise.

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 14:24

Source : Les expertes, BFM Business

 

 

Les entreprises sont des organes vivants, et leur gestion réclament des critères de jugement adaptés à la réalité. Or le capitalisme en France est vicié, contaminé par une main mise omniprésente de l'Etat. A la tête de toutes les grandes entreprises Françaises on a des énarques qui ont des liens incestueux avec le pouvoir étatique.

 

Au sortir de la seconde guerre mondiale, dans les années 40, il faut faire la relance de l'économie Française. Comme il y a eu des collabos, De Gaulle place des gens de son entourage en qui il a confiance. Ces gens vont lancer des plans de production d'acier, de charbon, la production d'énergie, la finance et l'aéronautique.

 

Dans les années 1981, ce sont des nationalisations en masse sous le règne de F. Mittérand. Celui-ci ne place que des gens proches du pouvoir socialiste, des gens en qui il a confiance. Et donc on puise dans le vivier de compétences disponibles. Et c'est ainsi que l'on place des tas d'énarques à des postes stratégiques.


Ensuite cette caste va resserrer ses liens, se serrer les coudes, se coopter pour conserver leur main mise sur ce gros magot. Et depuis personne ne peut plus les déboulonner. En 1995, sous Juppé, pour avoir la paix sociale on a acheté la colloboration de ces gens là en leur donnant de l'argent et en leur accordant encore plus de pouvoir. Ce qui fait que maintenant il est pratiquement impossible de se débarrasser de cette énarchie.

 

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 22:54

Il me semble que ce n'est pas compliqué ! Pour rendre une femme heureuse, il vous suffit tout bonnement d'être :

1. ami
2. compagnon
3. amant
4. frère
5. père
6. maître
7. éducateur
8. cuisinier
9. charpentier
10. plombier
11. mécanicien
12. décorateur
13. styliste
14. sexologue
15. gynécologue/obstétricien
16. psychologue
17. psychiatre
18. thérapeute
19. audacieux
20. organisateur
21. bon père
22. très propre
23. sympathique
24. athlétique
25. doux
26. attentionné
27. galant
28. intelligent
29. drôle
30. créatif
31. tendre
32. fort
33. compréhensif
34. tolérant
35. prudent
36. ambitieux
37. capable
38. courageux
39. déterminé
40. fiable
41. respectueux
42. passionné

SANS OUBLIER DE :

43. faire souvent des compliments
44. adorer le shopping
45. ne pas faire des histoires
46. être très riche
47. ne pas la stresser
48. ne pas regarder les autres filles

ET EN MÊME TEMPS, IL FAUT AUSSI :

49. faire très attention à elle, sans pour autant être jaloux
50. Bien s'entendre avec sa famille, mais tout en lui accordant toujours autant de temps pour elle
51. Lui donner de l'espace, tout en se montrant soucieux de là où elle va

IL EST TRÈS IMPORTANT DE :

52. ne jamais oublier : anniversaires, fiançailles, mariages

Malheureusement, même en observant scrupuleusement ces règles, son bonheur n'est pas garanti, puisqu'elle pourrait se sentir submergée par une vie d'une étouffante perfection, et fuir avec le premier salopard, alcoolique, coureur de jupons qu'elle rencontre.

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:46

SOurce : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2012/02/comment-meurent-les-d%C3%A9mocraties.html

 

Comment meurent les démocraties

La Fin de l'Histoire recule. Au lendemain de la Chute du Mur de Berlin, on se rappelle que l'économiste américain Francis Fukuyama annonçait combien la démocratie libérale était devenue l'horizon indépassable de toutes sociétés. Il ne niait pas que des conflits locaux surgissent mais imposa l'hypothèse que nulle idéologie alternative à la démocratie libérale n'émergerait avant longtemps. À cette théorie souvent mal comprise de la démocratie libérale comme Fin de l'Histoire, succéda après les attentats de septembre 2001, islamistes ou qualifiés comme tels, une autre prophétie : également Made in USA, elle fut formulée par Samuel Huntington, sous le titre de Conflit des Civilisations. Lui envisageait une guerre inévitable entre l’alliance "orientale" de la Chine et des Musulmans, et le monde « occidental ». Ce modèle de Huntington résista à l'épreuve des faits moins longtemps encore que celui de Fukuyama : Huntington ne définit jamais ce qu'il entendait par civilisation, les mondes musulmans se sont divisés entre pro et anti-Occidentaux et le Japon "oriental" ou l'Inde sont solidement ancrés dans le camp de la démocratie libérale.

 

Voici que surgit, sans que nul ne l’ait prophétisé, un modèle de plus qui pourrait définir les temps à venir : l'affrontement entre la démocratie libérale, qui s'effrite de l'intérieur, avec la résurgence de ce que l'on appellera «  la tentation despotique ». Si cette brisure est concrète, elle éclaire l'histoire qui se fait.

 

Dans le camp occidental, qui n’est ni une civilisation, ni une géographie, mais un territoire mental, le doute ronge les esprits. Depuis la  rupture financière de 2008,  le complexe  jusque- là, peu contesté du marché et de la démocratie, est assailli par un front du refus ou gangrené par l'esprit de démission. Voyez la  Grèce et l’Italie : les élus  du peuple s'en sont remis à des technocrates, forme actualisée du despotisme éclairé, pour assumer à leur place l'impopularité de la rigueur économique. Poursuivant ce raisonnement antidémocratique et antilibéral, on voit progresser l'audience de partis autoritaires, en France et en Hongrie particulièrement. Au pourtour de l'Europe, les révolutions arabes, dont on  espère encore liberté, dignité et prospérité, dégénèrent en un chaos qui - au mieux - ramènera au pouvoir des technocrates éclairés mais plus probablement de simples despotes : eux promettront de l'ordre, moral ou étatique et rétabliront le capitalisme des coquins.

 

Les  pays phares de cet ordre nouveau sont la Chine et la Russie : hasard ou héritage, leurs dirigeants reconstituent la tyrannie dont ils sont issus mais, cette fois-ci, en forme capitaliste, un ordo-capitalisme. Au conflit d’avant 1989 entre capitalisme et communisme s'est substitué un nouveau choix historique entre capitalisme d'Etat et capitalisme de marché, ordo-capitalisme contre démo-capitalisme.

 

Capitalisme contre capitalisme, avait écrit Michel Albert en 1991 ; il opposait alors les rudes Américains aux socio-démocrates d'Europe du Nord. Maintenant, c'est le "consensus de Pékin" qui est posé en alternative triomphaliste fort de son taux de croissance et de sa stabilité (apparente) à un "consensus de Washington", anémique et incertain. Par-delà l'enjeu de la croissance, l’ordo-capitalisme que domine, avec quelques alliés périphériques (Colombie, Zimbabwe), l'axe Moscou-Pékin, tente aussi d'imposer une Internationale "souverainiste"  qui garantit aux despotes (Syrie, Iran…) le droit de tuer leurs citoyens, plutôt que d'accepter l'ingérence humanitaire.

 

La montée en puissance de l’ordo-capitalisme tient aux circonstances : l'émotion qu'a suscitée la crise de 2008 n'est pas dissipée et les peuples s'impatientent. Par défaut d’explication peut-être ? En réalité, la stagnation du démo-capitalisme n'est pas insoluble (les Etats-Unis remontent), la crise de l'euro non plus, tandis que les croissances chinoise et russe restent tributaires de la demande des occidentaux. Et à y regarder de près, les sociétés russes et chinoises pourraient à tout instant, voler en éclats. L’attraction pour l’ordo-capitalisme doit à l'ignorance que l'on en a, mais aussi à celle que l’on nourrit. N’était-ce pas le cas de l'URSS quand elle était louée en Europe ? Aujourd’hui comme naguère, il se trouve, au sein du démo-capitalisme énormément "d'idiots utiles", expression de Lénine pour désigner ses alliés objectifs. À l’Ouest, suffisamment de capitalistes et d’intellectuels préfèrent l’ordre et les chefs à l’équité, la dignité et la liberté. Ces "idiots utiles" ou « cinquième colonne » constituent les troupes de choc de l’ordo-capitalisme

 

On n'en conclura pas que les démocraties libérales vont mourir ni que l’ordo-capitalisme va l'emporter sur le démo-capitalisme. Comme l'avait écrit Jean-François Revel en 1983, dans Comment les démocraties finissent, il s'agit ici de décrire les menaces. Les dissiper exige de développer une connaissance plus fine de cet ordo-capitalisme, par définition non transparent. On ne souligne pas assez  combien celui-ci gonfle ses taux de croissance et bénéficie avant tout à des nomenclatures d’Etat indifférentes au bas de la société, la moitié de la population, en Chine ou en Russie. Pareillement, le retour à l’ordo-capitalisme dans les mondes arabes ramènerait les femmes à la vassalité et l’économie à la stagnation perpétuelle. Alors même que certains pays musulmans, parce que démo-capitalistes (Turquie, Indonésie), se développent plus vite que du temps du despotisme antérieur. On devrait observer aussi qu'en Afrique ou en Amérique latine, les régimes démo-capitalistes sont les plus prospères (Brésil, Chili ou Ghana) et deviennent les plus équitables.

 

Dans le monde « occidental » enfin, à ressasser nos crises, on en oublie que sur les dix dernières années, le revenu par habitant en Allemagne par exemple, a crû de 1,3% par an, ce qui est conséquent dans une société prospère, parce que l'Allemagne s'en est tenue au démo-capitalisme, sans céder à des pulsions étatistes. Enfin, par-delà les statistiques, le démo-capitalisme, seul, procure les biens non quantifiés que nous respirons sans nous en apercevoir tant ils nous semblent acquis, comme la liberté d'expression, la recherche de l'équité ou l'égalité des sexes. Tandis que, dans l’ordo-capitalisme, chacun retient son souffle et contrôle ses paroles. Tout ceci n'est pas suffisamment dit, ni dans les pays de l’ordre parce qu’il est imprudent de parler ni dans le monde démo-capitaliste quand les idiots utiles confisquent  la parole. 

 

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:40

"une usine qui ferme passe à la télévision, des entreprises qui se créent passent inaperçues"

 

 

Milton Friedman

 

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : Citations
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 15:16

Libéralisme ne signifie pas absence d'Etat, bien au contraire. Libéralisme signifie un Etat fort, puissant et stable. Mais cela signifie aussi un Etat juste et fair play entre ceux qui font des efforts, qui prennent des risques, ceux qui ne font rien et dépendent des autres, et ceux qui visent carrément à nuire aux autres.

 

Dans le libéralisme l'Etat est le garant du respect des signatures de contrats, de la légalité des actes commerciaux, de l'arbitrage des lititges entre plusieurs parties. Mais il n'intervient pas dans tous les domaines et laisse une grande place à la liberté individuelle. Et surtout en cherchant l'ordre et la stabilité il évite de changer les règles fiscales, administratives ou juridiques de manière intempestive.

 

 

 

 

   
Quimboiseur ( 15/02/2012 17:40 )
À / France

@Lucide,

Ce que tu dis est juste et fort pertinent. Mais justement le libéralisme ce n'est pas l'absence d'Etat. Au contraire le libéralisme c'est un Etat fort, juste, clair qui fait régner l'ordre et empêche l'asservissement du plus faible par le plus fort.

Car pour que le libéralisme puisse s'épanouir, il faut des règles et il faut un régulateur charger de faire respecter ces règles.

Ce que tu décris est l'absence d'Etat fort, l'absence de régulateur, l'absence d'un état de droit qui aurait permis aux petits entrepreneurs de faire valoir leurs droits face à des grandes puissances économiques.

Alors on vous a fait comprendre que libéralisme = capitalisme mafieux débridés, alors qu'en fait le libéralisme a besoin de l'Etat pour s"épanouir. Mais pas d'un Etat qui intervient surtout, en tout, et qui change les règles (fiscales, juridiques, etc) tout le temps.

Non il faut un Etat stable, qui fait appliquer des règles et des lois claires et stables. Car quand l'Etat change les règles toutes les 5 minutes, comme en France, il devient un agent de désordre. C'est le contraire d'un Etat régulateur qui fait régner l'état de droit et l'ordre.

 

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : SOS Libéralisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 11:27
   
Quimboiseur ( 15/02/2012 13:52 )
À / France

Et oui à l'échelle de la planète des tas d'exemples de pays sortis de la misère grace au libéralisme. Mais comme cela contredit le dogme socialiste alors on calomnie le libéralisme à longueur de journées. Les libéraux rasent les murs, ont à peine le droit de s'exprimer, nous sommes dans la dictature de la pensée socialiste... Et pourtant les mefaits du socialisme sont légions. Il a provoqué ou maintenu la pauvreté dans beaucoup de pays.
Et malgé tout cela il y a des legions de personne pour défendre ce fléau politique et économique.

Mais dans le discours qui consiste à taxer les riches pour donner aux pauvres, qui peut être contre ? La démagogie c'est la botte la plus redoutable du socialisme. Alors allez-y gaiment voter socialiste, faite du socialisme.... Mais prenez aussi la facture du socialisme dans la gueule. Acceptez le départ massif des capitaux, des investisseurs, des entrepreneurs et étonnez vous alors de récupérer du chômage de masse.

Et n'essayez même pas de faire la relation entre le chomage structurel et votre bulletin de vote socialiste que vous avez mis dans l'urne, qui aura permis à des criminels économique de venir détruire le tissu économique de votre pays... causant votre chomage, votre pauvreté...

On n'a que les politiciens qu'on mérite !

 

 

 

Par Quimboiseur - Publié dans : SOS Libéralisme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 10:15

Source : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Dictocratie.htm

 

 

Définition de dictocratie et démocrature


Etymologie : ces deux mots sont formés par l'association et condensation de dictature et de démocratie.

La dictocratie (ou démocrature) désigne un régime qui, sous l'apparence d'une démocratie, fonctionne en réalité comme une dictature. Une constitution est en place, des élections ont lieu régulièrement, la liberté d'expression est garantie dans les textes, cependant les élites en place manipulent ces institutions afin de conserver leurs privilèges. Cela peut être aussi le cas lorsqu'il existe une collusion entre les médias et le pouvoir en place.


Exemples de pays ou systèmes politiques pour lesquels le terme "dictocratie" (ou "démocrature") est parfois utilisé :

  • Les Etats-Unis,
  • La Russie de Poutine,
  • Certains pays d'Afrique ou d'Amérique latine
  • le Conseil de Sécurité des Nations Unies,
  • la Commission européenne et plus largement les institutions de l'Union Européenne issues de Maastricht.



Par Quimboiseur - Publié dans : Guerre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés