Mercredi 14 mai 2008
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/05/14/jusqu-a-sept-ans-de-prison-ferme-pour-les-membres-de-la-filiere-irakienne-du-19e-arrondissement_1044689_3224.html?xtor=RSS-3208

Jusqu'à sept ans de prison pour les membres de la filière irakienne du "XIXe arrondissement"


Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 14 mai, cinq Français, un Algérien et un Marocain, soupçonnés d'appartenir à la filière irakienne dite du "19e arrondissement" de Paris, à des peines allant de dix-huit mois à sept ans de prison ferme. Les prévenus, âgés de 24 à 43 ans, ont été reconnus coupables d'avoir participé à une filière de recrutement et de formation de djihadistes envoyés en Irak à partir de 2004.

Entre 2003 et 2005, cette organisation aurait incité une dizaine de jeunes Français à partir combattre en Irak. "Ce ne sont ni de sympathiques humanitaires ni des combattants de la liberté", précisait Jean-Julien Xavier-Rolai, le procureur de la République, alors qu'il requérait des peines allant jusqu'à huit ans de prison ferme, le 27 mars.

LE "BRAS DROIT" DU LEADER CONDAMNÉ À LA PEINE LA PLUS LOURDE

La 14e chambre correctionnelle, présidée par Jacqueline Rebeyrotte, a prononcé une peine de six ans ferme, assortie d'une période de sûreté de quatre ans, contre Farid Benyettou, 27 ans, identifié comme étant le chef de la filière alors que le procureur avait requis huit ans. Le "bras droit" de Farid Benyettou, Boubakeur El Hakim, qui a combattu en Irak, a été condamné à une peine plus sévère : sept ans ferme, assortis également d'une période de sûreté des deux tiers. Le tribunal a estimé qu'il avait eu "un rôle de combattant" et "d'incitateur pour les jeunes Parisiens d'origine étrangère du 19e arrondissement", de "facilitateur" pour leur passage en Irak et de "superviseur".

Mohammed El Ayouni, Thamer Bouchnak et Cherif Kouachi, interpellés juste avant leur départ pour la Syrie, ont bénéficié de la clémence du tribunal et ont écopé de peines de trois ans d'emprisonnement dont dix-huit mois avec sursis. Les trois jeunes gens, absents lors du prononcé du délibéré, ont déjà accompli leur peine en détention provisoire et ne devraient donc pas retourner en prison. Le tribunal, conformément aux réquisitions, a condamné Nacer Eddine Mettai à quatre années de prison pour avoir fourni des faux papiers aux djihadistes. Sa peine sera confondue avec une autre peine de six ans qu'il purge actuellement.

Enfin, Said Abdellah, qui de l'aveu même du procureur, n'avait "rien à voir avec les jeunes du 19e", mais était poursuivi pour ses connexions avec de nombreux réseaux de combat au Moyen-Orient, dont la filière du 19e, a écopé d'une peine particulièrement sévère de sept années de prison, assortie d'une peine de sûreté des deux tiers.

Les avocats de la défense, qui entendaient démontrer l'iniquité de ce procès intenté à des personnes engagées "par solidarité" dans un conflit issu de l'intervention américaine et britannique, considérée comme "illégale" par le droit international, n'ont pas encore dit s'ils comptaient ou non faire appel. 


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Jeudi 8 mai 2008
Source : http://grioo.com/ar,olivier_besancenot_victime_d_espionnage_,13665.html


Olivier Besancenot victime d'espionnage
07/05/2008

Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) aurait été placé sous surveillance par une officine de renseignement privée. Il va porter plainte contre X pour violation de la vie privée.

Par Audrey Brière

Lundi 5 mai sur France 2, Olivier Besancenot a déclaré qu'il avait l'intention de porter plainte contre X pour violation de la vie privée, après que le magazine L'Express a révélé sa filature. En effet, pendant au moins trois mois, d'octobre 2007 à janvier 2008, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a été espionné par une officine de renseignement privée, selon le site de l'hebdomadaire, qui dit avoir eu connaissance d'un « rapport de surveillance » de cette officine.

En outre, le magazine a émis l'hypothèse selon laquelle cette affaire d'espionnage aurait un rapport avec le contentieux opposant M. Besancenot à la société commercialisant un pistolet à impulsion électrique, le Taser. En effet, lors de la campagne pour la présidentielle en 2007, le leader de la LCR avait estimé que cette arme était déjà responsable de 150 décès aux États-Unis et que nous n'étions pas à l'abri d'une utilisation massive et dangereuse. Les dirigeants de Taser, assurant qu'elle était inoffensive, avaient intenté une procédure en diffamation contre M. Besancenot. L'audience doit se tenir en juin 2008.

Mis en cause, le directeur général de Taser France Antoine Di Zazzo a démenti, le 6 mai, toute implication dans la filature et la surveillance de M. Besancenot. « On est tombés des nues. On n'a jamais demandé à suivre M. Besancenot. Dans quel but ? Sa vie privée ne nous regarde pas, on a autre chose à faire », a-t-il déclaré à l'agence Reuters.

Lundi soir sur France 2, le porte-parole de la LCR a fait part de sa « surprise » et de sa « révolte », demandant que « la lumière soit faite » sur cette regrettable affaire. « Je souhaite savoir si cette filature (...) a eu lieu, si oui qui l'a faite et puis dans ce cadre-là pouvoir m'exprimer un minimum, je pense que ce serait la moindre des choses », a-t-il poursuivi. Il a ajouté n'avoir aucune idée quant à l'identité de l'éventuel commanditaire de cet espionnage.

« Épiée, disséquée, mise en fiches »

Selon les révélations de L'Express, une note résumerait entre autres les premières investigations sur le couple, mentionnant jusqu'à l'emplacement exact de son appartement, tandis qu'une autre donnerait les détails de leurs comptes bancaires au centime près. La vie d'Olivier Besancenot aurait donc été « épiée, disséquée, mise en fiches », commente le site. Les « espions » seraient allés jusqu'à photographier sa conjointe, baptisée « l'objectif », suivie jusqu'à une station de métro proche de son lieu de travail. Quant au rapport, il mentionnerait même « l'adresse de la maternelle » de leur enfant, où sont également indiqués son prénom, son âge et ses habitudes.

Sollicité par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette déplorable affaire.


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Dimanche 4 mai 2008
Je regarde en ce moment un reportage sur la mort de Bérégovoy sur France 3 ! C'est clair ! On a bien compris que nos amis socialistes se sont débarrassés de lui ! Alors non seulement ce sont des grosses burnes en économie et en gestion d'un pays, mais encore faut-il qu'ils trempent leurs mains dans des affaires hautement crapuleuses...

Je suis écoeuré !
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Jeudi 24 avril 2008
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/24/une-importante-operation-anti-drogue-a-sevran-se-solde-par-un-maigre-bilan_1037781_3224.html?xtor=RSS-3208

Une importante opération antidrogue à Sevran se solde par un maigre bilan


Quelque 350 policiers ont été mobilisés, mercredi 23 avril, en fin de journée, pour mener une opération antidrogue aux Beaudottes, un quartier sensible de Sevran, en Seine-Saint-Denis. L'opération visait à investir huit halls d'immeuble, identifiés comme points de vente réguliers, et une douzaine d'appartements "qui étaient ciblés comme lieux de stockage de produits stupéfiants".

Une note des Renseignements généraux, datée du 1er avril, avait décrit ce quartier HLM de 10 000 habitants, classé en zone urbaine sensible, "sous la coupe réglée" d'une "minorité de délinquants". Elle avait été rédigée après le départ, fin mars, des onze gardiens et trois employés de l'unique bailleur des Beaudottes, Immobilière 3F (1 200 logements aux Beaudottes), trop exposés. Le bailleur avait recensé 18 agressions physiques sur ses personnels depuis août 2006. Cette note indique que le quartier est dans une "situation explosive".

MAIGRE BUTIN

Cette opération, qui s'est déroulée en présence du préfet et du procureur de la République de Bobigny, "est le résultat des enquêtes menées depuis des mois" dans le cadre du Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD, opérationnel depuis septembre 2007 à Sevran), et du plan départemental antidrogue, ont expliqué des sources policière et judiciaire.

Selon une source judiciaire, quatre personnes ont été interpellées, quelques saisies de cannabis ont été effectuées. Des motos et divers objets volés ainsi qu'une arme de quatrième catégorie ont été découverts."L'ampleur de l'opération se justifiait à la fois par la nécessité d'exploiter les renseignements qui étaient en notre possession et aussi par la nécessité d'organiser les vingt opérations dans les halls d'immeubles et les appartements de façon concomitante", a dit le magistrat.


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Jeudi 24 avril 2008
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/23/me-achoui-aurait-ete-blesse-par-un-ancien-indicateur-de-police_1037749_3224.html?xtor=RSS-3208


Me Achoui aurait été blessé par un ancien indicateur de la police


L'homme soupçonné d'avoir blessé par balles en juin 2007, Karim Achoui, connu comme l'avocat de membres du grand banditisme, était à l'époque des faits un indicateur de la police, révèlent mercredi 23 avril des sources proches du dossier.

Le 22 juin 2007, Me Achoui quitte son cabinet dans le 7e arrondissement de Paris pour gagner sa voiture lorsqu'il est grièvement blessé par le passager d'un scooter qui a ouvert le feu à trois reprises, le touchant par deux fois. Le tireur présumé, Ruddy Terranova, 30 ans, et trois autres hommes, soupçonnés d'être impliqués dans l'agression, ont été mis en examen la semaine dernière par le juge Jean-Louis Périès pour "tentative d'assassinat en bande organisée" et écroués.

Selon une source proche du dossier, un rapport du Service régional de police judiciaire de Versailles, joint au dossier d'instruction, indique que M. Terranova était inscrit entre novembre 2006 et le 20 octobre 2007 au bureau central des sources du Service interministériel d'assistance technique (SIAT).

RADIÉ DE LA LISTE EN NOVEMBRE 2007

Créé par décret en 2004, ce service, rattaché à la direction centrale de la police judiciaire, est chargé de la formation des agents infiltrés, de l'assistance technique aux opérations d'infiltration dans les réseaux du crime organisé. Leurs "indics" doivent également être inscrits sur une liste auprès du chef de service qui les utilise, a précisé à l'AFP un expert judiciaire.

A la suite de problèmes liés à son comportement et à des incidents répétés, précise le rapport, M. Terranova a été radié des listes, en novembre 2007, et fiché sur la liste noire d'Europol, l'office de coordination des polices européennes. "Quel était le vrai rôle de M. Terranova : 'indic' ou un agent infiltré ?", s'interroge l'avocat de Karim Achoui, Me Francis Szpiner. Interrogé par l'AFP, il a par ailleurs invité le ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, à saisir l'Inspection générale des services, "la police des polices" et à accorder une protection policière à son client.


 

 


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