Anti-économie

Vendredi 29 juin 2007
Source :http://www.grioo.com/info10793.html


La Centrafrique pauvre malgré ses diamants
29/06/2007

Les diamants et le pétrole n'ont pas aidé la Centrafrique à aller de l'avant



François Bozize


Malgré ses pierres précieuses et ses présidents successifs que sont Barthélemy Boganda, David Dacko, Bokassa, André Kolingba, Ange Félix Patassé et François Bozizé, la Centrafrique peine à décoller. Pourtant, que d’espoirs suscités par la chute de Bokassa en 1979. Mais c’est comme s’il n’y a rien à faire. De coup d’Etat en coup d’Etat, d’élection en élection, les populations de ce pays ne font que s’enfoncer dans la pauvreté et l’insécurité.

Et aujourd’hui, avec la récession économique et la rébellion, l’enlisement semble avoir atteint le cou des victimes. A l’image de la malédiction de l’or noir chez les producteurs africains de pétrole, on peut bien parler ici de la malédiction du diamant brut, qui enrichit surtout les négociants du côté d’Anvers en Belgique.

Croulant sous le poids de ses dettes, chancelant sous les coups de boutoir des mouvements rebelles qui ont poussé comme champignon après l’orage, l’ancienne Oubangui-Chari cherche toujours ses repères. Et à voir les actes posés par les rebelles, qui sont presque dans les faubourgs de Bangui, il sera difficile au pays de Bozizé de retrouver son centre de gravité.

Les attaques répétées dont sont l’objet en République centrafricaine les agents de l’action humanitaire sont un symbole du climat délétère qui y règne. Les conditions de sécurité ont été encore fragilisées par l’intensification des activités des bandits de grand chemin et des mouvements rebelles dans diverses régions. Bangui reste le théâtre de cambriolages de résidences, fréquents, quasiment quotidiens.

Comme en octobre 2006, un mouvement rebelle s’est emparé, les 3 et 4 mars 2007, de deux villes du nord-est, qui ont été reprises par les Forces armées centrafricaines, appuyées par la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et les forces françaises. Après la signature, le 13 avril 2007, de l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les forces rebelles, un calme relatif s’était instauré dans la région.

Mais il a été interrompu par l’arrivée en mai d’environ 3 000 Soudanais qui cherchaient à s’y réfugier après avoir fui ce qu’ils ont qualifié de combats intenses dans le Darfour soudanais. Au nord-ouest du pays, les conditions de sécurité se sont nettement dégradées. On continue de signaler des attaques à main armée de factions rebelles et de groupes criminels.

En mai dernier, des bandits ont pris en otage deux agents humanitaires. Le même mois, un groupe armé non identifié a attaqué un convoi du bureau des Nations unies qui rentrait d’une mission. Le dernier acte en date, qui donne des insomnies à Bozizé, c’est le meurtre le 11 juin dernier d’un agent humanitaire français de l’ONG Médecins sans frontières, commis par des membres du mouvement rebelle de l’APRD.

Alors, avec ce décor apocalyptique, l’on est tenté de se demander où va la Centrafrique. La réponse est que, très probablement, elle n’ira nulle part, si ce n’est à la case départ. La volonté politique de l’actuel chef de l’Etat centrafricain, les richesses de la forêt, le diamant, l’or et l’uranium n’y changeront pas grand-chose.

Si par malheur, l’actuel homme fort est lâché par la France, et ça ne serait pas une première, le mouvement rebelle le plus fort prendra le pouvoir et ce sera comme un « retour à la normale ». Face à cette éventualité, Bozizé, ce fils de gendarme, ne devrait même pas pousser des cris d’orfraie parce que c’est grâce à ce cheminement, loin d’être démocratique, qu’il est aujourd’hui président.

Rappelons-nous qu’après le coup d’Etat manqué contre son protégé (Patassé) dans lequel il était fortement impliqué, il a pris le maquis au Tchad avec une partie de l’armée et menait quelques incursions en République centrafricaine.

Plus tard, ce fut le dénouement, désormais inscrit dans les annales de l’Histoire : le 15 mars 2003, pendant qu’Ange Félix Patassé est en déplacement au Niger, Bozizé rentre au pays et prend le pouvoir. Lui qui avait promis de lâcher le pouvoir après la transition y est toujours. Alors, la rébellion, ça le connaît comme on dit. Et qui prend le pouvoir par l’épée doit aussi s’attendre à le perdre par l’épée.

Issa K. Barry

L’Observateur Paalga


www.lefaso.net

Par Quimboiseur
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Mardi 3 juillet 2007
Et en plus ça joue en équipe de France ! Ha putain ! Elle est belle l'équipe de France !
J'ai envie de gerber !


Source : http://www.grioo.com/info10812.html


Sylvain Wiltord interpellé par la police hier à Lyon
03/07/2007


Ses multiples excès de vitesse en sont à l'origine




Sylvain Wiltord
© voila.fr


L'attaquant de l'équipe de France et de Lyon Sylvain Wiltord a été interpellé hier par quatre policiers qui se sont présentés à l'entrée des vestiaires pour l'emmener au commissariat.

Un épisode qui tombait vraiment mal car l'ensemble de la presse et des médias sportifs étaient présents pour couvrir la reprise de l'entraînement des champions de France.

Certaines dépêches d'agence ont suite à cette interpellation fait état de l'éventuelle implication de Wiltord dans un réseau de trafic de stupéfiants démantelé il y a quelques semaines.

En fait, ce sont les multiples excès de vitesse de Wiltord (il a déjjà été contrôlé à 152 km/h) au volant de sa porsche dans l'agglomération lyonnaise qui lui ont valu d'être interpellé. N'ayant pas donné suite aux trois convocations qui lui avaient été adressées, il a été interpellé sur son lieu de travail afin que lui soit signifié qu'il était convoqué devant le tribunal de police.

Deux heures après son interpellation, Wiltord était de retour auprès de ses coéquipiers. Mais ce n'est pas la première fois que l'ex-attaquant d'Arsenal fait les gros titres.

Il y a plusieurs semaines, Wiltord avait été mis à pied par Lyon pour 48 heures à la suite d'un "mystérieux" incident : Avant un match Lyon-Rennes, les ébats nocturnes de Wiltord dans un grand hôtel du centre de Lyon (où les joueurs étaient rassemblés avant un match important pour le titre) avait provoqué le mécontentement d'autres clients de l'hôtel.

L'interpellation de Wiltord n'a pas fait plaisir au président de Lyon, Jean-Michel Aulas qui a déploré "le tort que ça causait à l'image du club". Sylvain Wiltord actuellement en stage avec ses coéquipiers pourrait quitter Lyon, à destination du PSG, Marseille ou Rennes. "Il a peut-être fait son temps ici" indiquait Alain Perrin, le nouvel entraîneur de Lyon.
Par Quimboiseur
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Jeudi 5 juillet 2007
Source : http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&postID=8681126054337983786


Le trou de la sécu: le retour !

Pour un économiste lucide et honnête, le trou de la sécu n'est pas une surprise puisqu'aucune véritable réforme de la sécurité sociale n'a jamais été entreprise au nom de la préservation d'un pacte social qui nous condamne pourtant à l'impasse. La sécurité sociale accuse aujourd'hui un déficit de 12 milliards d’euros pour 2007, ce qui constitue un de ses déficits les plus élevés depuis sa création.
Depuis trente ans, le gouvernement en place constate que les dépenses sociales excèdent les recettes sociales. Il s’ingénue alors à inventer de nouvelles recettes (qui sont autant de nouveaux prélèvements sur la richesse produite comme la CSG, la RDS et demain la TVA sociale) dans le même temps qu’il tente de rationner les dépenses sans s’attaquer à la cause ultime de ce dérapage structurel. Car la multiplication des prélèvements sociaux n'a jamais stoppé ce processus de dérive alors même qu'il contribue à accélérer la dislocation du tissu économique (délocalisation, déconnection entre le coût du travail supporté par l'employeur et salaire disponible pour l'employé).

La cause de cette inflation de dépenses est pourtant connue mais elle heurte un tabou français : elle provient du mythe de la gratuité qui consiste à décréter et à multiplier des droits sociaux dans des domaines (santé, retraite) qui échapperaient à toute contrainte et toute régulation économiques. Depuis trente ans, on s’attaque donc aux effets (insuffisances de recettes, dérapage des dépenses) sans remettre en cause la logique d’un système qui conduit précisément à ces dysfonctionnements. Car les dérapages ne proviennent ni de la fraude, ni des abus ; ils sont inhérents au fonctionnement de tout système collectiviste qui conduit chacun de nous à nous comporter comme des passagers clandestins.
Imaginez que, lorsque vous consommez l’électricité, c’est votre voisin qui paie les factures car vous avez, à son insu, pirater son compteur. Ce que vous ne savez pas, c’est que votre voisin est aussi malin que vous et qu'il a fait la même chose…
Alors que le consommateur français est extrêmement rationnel et vigilant lorsqu’il consomme des biens et services marchands (parce qu’il reçoit et assume la facture de ses propres choix de consommation), il devient totalement irresponsable lorsque qu’il consomme des biens et services publics (et sociaux). Croyant avoir droit gratuitement au maximum de biens et services publics (et sociaux), il participe en fait à un véritable pillage d’une ressource rare puisque son entretien et sa préservation dépendent de l’argent public et du travail des fonctionnaires, c’est-à-dire de la manne que chaque contribuable consent à laisser à la collectivité.

Par Quimboiseur
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Jeudi 5 juillet 2007
On peut vivre pendant des siècles sur la terre de ses ancêtres puis être chassé du jour au lendemain pour les caprices et le bon plaisir d'une clique de gens fortunés !



Source : http://www.afrik.com/article12036.html


Culture - Afrique de l’Est - Tanzanie

Tanzanie : le tourisme de luxe menace les Hadzabe
L’un des plus anciens peuples d’Afrique en danger

Des centaines de chasseurs-cueilleurs hadzabe seront expulsés si une concession est attribuée à une compagnie de safaris sur leurs terres ancestrales.


De notre partenaire Survival international

Tanzania UAE Safari Ltd, qui appartient à des membres de la famille royale des Emirats arabes unis, négocie actuellement avec le gouvernement tanzanien pour obtenir une concession de 3 975 km2 dans la vallée de Yaida où les Hadzabe vivent depuis des millénaires.

Si cette concession de chasse est accordée, les Hadzabe perdront leurs principaux moyens de subsistance : la chasse et la cueillette. Ils deviendront vraisemblablement des indigents, avec des conséquences dramatiques sur leur espérance de vie et leur bien-être général.

Le mois dernier, deux porte-parole hadzabe ont été arrêtés au cours d’une rencontre avec des fonctionnaires locaux à qui ils faisaient part de cette affaire et de ses conséquences potentielles sur leur peuple. Ils ont été relâchés peu après.

Les Hadzabe recherchent une solution durable, en concertation avec toutes les parties, respectant les droits territoriaux et le mode de vie de leur peuple.

Ils représentent une population de 1 500 à 2 000 personnes. Ils sont l’un des plus ancien peuple d’Afrique et parlent une langue à click, comme les Bushmen.

Leur survie, en tant que chasseurs-cueilleurs, dépend étroitement d’un espace territorial suffisant et de ses ressources naturelles. Jusqu’aux années 1950, ils vivaient uniquement de chasse et de cueillette dans de petits campements nomades et n’avaient ni chef, ni organisation politique formelle.

Le gouvernement tanzanien a fait plusieurs tentatives de sédentarisation des Hatzabe dans des villages pour les transformer en fermiers. Aujourd’hui, la majorité d’entre eux vit dans des campements, dans des huttes aux toits de palme, mais ils continuent de nomadiser dans le bush en quête de nourriture.

Il n’est pas étonnant qu’aucun projet agricole hadzabe n’ait abouti, le climat chaud et sec ne s’y prêtant pas. Un ancien Hadzabe a dit à un représentant de Survival : "Nous ne mourrions pas de faim lorsque nous jouissions pleinement de nos terres. Mais maintenant que la plupart d’entre elles sont occupées et continuent de l’être, beaucoup d’Hadzabe ont faim".

 


Par Quimboiseur
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Vendredi 6 juillet 2007
Source : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2007/07/faut-il-avoir-p.html#comment-75061482


e ne connais pas du tout la Russie et votre article, passionnant, m'a beaucoup fait penser au Venezuela (que je connais mieux)... Toutes proportions gardees bien sur (le Venezuela est une toute petite nation a cote de la "Russie Eternelle"), on retrouve pas mal de choses tres similaires:
La manne petroliere, le gouvernement de plus en plus autoritaire qui profite de la manne pour s'installer dans la duree et la meme sensation que le chateau de cartes va s'ecrouler des que le prix du barril va baisser (ce qui, j'en suis sur, arrivera bien un jour).
J'ai toujours pense que le Venezuela etait la victime (mais il n'a jamais rien fait contre...) du syndrome de la "mine d'or":
La ou il y a une mine d'or, on trouvera toujours tous les memes personages depourvus de scrupules et de morale. Ils tournoient tous autour de la mine comme les mouches autour d'un cadavre. Tous cherchant a s'enrichir le plus possible et par tous les moyens imaginables. Prostituees en pagaille bien sur, mais aussi voleurs et escrocs en tout genre ainsi qu'hommes de mains et assassins, tout ce beau monde pullule toujours autour d'une mine d'or comme une infection. Et on les retrouve toujours en quantite dans les pays comme le Venezuela et je crois le Nigeria...
La Russie semble souffrir du meme syndrome...
Par Quimboiseur
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Vendredi 6 juillet 2007
Source : http://www.libertyvox.com/article.php?id=258


Voyage bruxellois au bout de la nuit

Simon Fraydenraych dénonce certaines dérives de la construction européenne.

Bonne nouvelle pour l'aristocratie bureaucratique européenne. Mais est-ce une bonne nouvelle pour la démocratie ?

La bureaucratie de l'UE est une "démocrature", alliant la démagogie d'une élection manipulatrice du Parlement Européen, aux manipulations politiciennes des nouveaux seigneurs de 27 Etats membres. Ils nous disent : "Elisez nous sur de vaines promesses, nous ferons ensuite ce qu'il nous plaît. Et si vous votez mal, nous ne vous demanderons plus votre avis, bande de galopins ignares" !

La manipulation des citoyens européens va se poursuivre. Un "haut représentant de l'Union Européenne", remplaçant le ministre des Affaires Etrangères de la constitution avortée, tiendra le même rôle : jusqu'à présent, le très anti-israélien Miguel Moratinos tient ce rôle avec constance. Un président de l'UE - probablement Blair comme premier de la liste - sera coopté entre pairs.

L'Europe molle sera "la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf" de la fable dans le domaine international. Mais l'UE continuera de puiser sans complexes dans les poches de ses contribuables, pour alimenter les caisses d'organisations aussi charitables que le Hamas et le Hezbollah, sans demander l'avis de ses mandants.

Les hommes ne seraient que des ventres à satisfaire, comme les animaux.

Pourtant, l'histoire humaine nous enseigne que "l'homme est un animal idéologique", et les guerres de religion les plus inexorables des conflits. L'Europe cède lamentablement face à toutes les pressions de ses citoyens musulmans, modérés ou pas (cf. la récente affaire Rushdie), et d'Etats dont la religion officielle est l'Islam. L'Europe munichoise s'apprête à continuer cette politique de concessions et d'apaisement pour "avoir la paix".

D'ailleurs Chirac n'a-t-il pas tenté de nous faire accroire que l'Europe aurait «autant de racines musulmanes que chrétiennes». Il est vrai qu'il demeure le plus populaire des chefs d'Etat dans le monde arabe, une rue portant déjà son nom à Ramallah, en Judée. Il s'échappe au Maroc en toutes occasions plutôt qu'en son château de Bity en Corrèze, chèrement gardé aux frais du contribuable français. Sa vie publique et privée est truffée d'arrangements incongrus avec des dictateurs du monde musulman : attention, cet homme là pourrait revendiquer de nouvelles responsabilités à la tête de l'Europe !

Pourtant, l'Europe parsemée d'églises et de cathédrales, est issue de longs conflits religieux sanglants avec le monde musulman ; elle est bâtie avec certitude sur ses racines judéo-chrétiennes, sur la philosophie grecque et sur le droit romain, elle repose sur le trio fondamental Jérusalem, Athènes et Rome. La Mecque n'y a aucune part et n'est pas miscible dans l'Europe, l'Islam étant par tous ses dogmes opposé aux racines européennes.

Tout baigne Madame la Marquise : l'Europe pacifique et lâche peut continuer de vivre dans l'illusion d'un monde sans conflits, capable d'imposer sa vision irénique d'une planète peuplée de gentils dénués d'idéologie.

En l'occurrence, toutes choses égales par ailleurs, face à la menace réelle de l'islamisme radical, le Munich de mars 1938 s'est déplacé à Bruxelles

Simon Fraydenraych pour LybertyVox

Par Quimboiseur
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Samedi 7 juillet 2007
Source :  http://www.afrik.com/article12073.html

samedi 7 juillet 2007, par notre partenaire IRIN


Découverte - Pan Afrique

L’Afrique de l’Ouest, « havre de paix » pour les trafiquants de drogue

Tandis que la production, la consommation et le trafic de drogues sont demeurés stables dans le monde l’année dernière, l’Afrique de l’Ouest est allée à l’encontre de la tendance mondiale, puisqu’on y a enregistré une augmentation du trafic et de la consommation de cocaïne et d’autres drogues, selon le rapport mondial 2007 sur la drogue, publié par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).


« Aucun pays d’Afrique de l’Ouest n’est à l’abri de l’assaut des trafiquants de drogues », a expliqué Antonio Mazzitelli, le représentant de l’ONUDC en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

S’il est vrai qu’en 2005, les saisies de cocaïne en Afrique représentaient seulement 0,3 pour cent des saisies mondiales, leur nombre s’est multiplié par six entre 2000 et 2005 – une des augmentations les plus importantes du monde.

Sur le continent africain, plus de la moitié des saisies de cocaïne sont effectuées en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, la Gambie, le Cap Vert et le Nigeria ont tous enregistré une augmentation d’au moins 10 pour cent des saisies de cocaïne en 2005, selon le rapport.

« L’augmentation du nombre des saisies dans la région reflète le fait que ce continent, et notamment les pays situés dans le Golfe de Guinée et le long de la côte du Cap Vert, sert de plus en plus de lieu de transit pour acheminer la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et à destination des marchés d’Europe occidentale », peut-on lire dans le rapport.

De plus grandes quantités d’opiacés, et notamment d’héroïne en provenance d’Afghanistan, sont également acheminées illicitement vers l’Amérique du Nord via l’Afrique, selon le rapport.

Les trafiquants envisagent même de faire entrer clandestinement aux Etats-Unis, via l’Afrique, les produits chimiques nécessaires à la production de métamphétamines, maintenant que les contrôles sont plus stricts au Canada et au Mexique.

Un continent bien situé

L’Afrique du Nord attire les trafiquants en raison de sa situation géographique, mais aussi du fait de l’impunité qu’elle offre et des risques relativement faibles qu’elle présente pour de nombreux trafiquants, d’après M. Mazzitelli.

Quant au trafic de haschich via la ceinture sahélienne, composée des pays extrêmement pauvres qui marquent la frontière entre l’Afrique du Nord, le désert du Sahara et l’Afrique sub-saharienne, une région plus tropicale, il constitue une source de préoccupation particulière, a-t-il poursuivi.

« Ces Etats sont immenses, et composés de vastes zones non peuplées ; et les autorités y sont très peu présentes. Cela facilite l’ouverture de couloirs de trafic », a-t-il dit.

Les Etats africains en situation de post-conflit attirent également les trafiquants car ces environnements stables, mais faibles et souvent corrompus sont « parfaits » pour leurs activités, a-t-il ajouté.

Au début du mois de juillet, les autorités sénégalaises ont effectué deux saisies record de cocaïne à quelques jours d’intervalle, après avoir trouvé un bateau à voile vide, qui transportait 1,2 tonne de cocaïne, à Nianing, au sud de la capitale Dakar.

La cocaïne, d’une valeur marchande de 100 millions de dollars, aurait été accompagnée de billets d’avion pour la Guinée-Bissau, au départ du Brésil. Six personnes – dont trois Sénégalais et des ressortissants d’Amérique du Sud– ont été arrêtées.

Consommation de drogues également en hausse

Selon l’ONUDC, la recrudescence du trafic explique sans doute en grande partie l’augmentation de la consommation de drogues en Afrique de l’Ouest. La cocaïne et le crack créent de nouveaux marchés, surtout au Cap Vert et, dans une moindre mesure, au Sénégal.

La Guinée, la Sierra Leone, le Ghana et le Cameroun ont tous constaté une augmentation de la consommation de drogues sur leur territoire, d’après le rapport de l’ONUDC.

La consommation d’héroïne est également en recrudescence en Afrique de l’Ouest, ce qui suscite d’autres préoccupations humanitaires. L’augmentation de la consommation de cette drogue – injectable par plusieurs personnes avec la même seringue – est un facteur qui aura des conséquences sur la lutte contre le VIH/SIDA, a ajouté M. Mazzitelli.

Dans les pays en situation de post-conflit, le trafic peut aussi être une source d’instabilité, a-t-il estimé, l’armée, la police et les politiciens luttant chacun pour s’assurer une part des profits.

« Dans les pays où il n’y a ni industrie ni emplois, l’argent que les trafiquants sont prêts à débourser pour s’assurer une protection peut représenter une source de revenus considérable. De nombreuses personnes sont susceptibles de lutter pour mettre la main sur cet argent », a-t-il dit.

La Guinée-Bissau, un tout petit pays composé d’un vaste archipel d’îles éparpillées, et situé immédiatement au sud du Sénégal, sur la côte ouest-africaine, a acquis la réputation d’être le le premier narco-Etat d’Afrique, le point d’entrée des drogues en provenance d’Amérique latine.

L’ONUDC a enregistré plus de 50 saisies de drogues au cours des deux dernières années, dans ce seul pays. La saisie la plus importante (674 kilos de cocaïne) a été effectuée par la police en septembre. Une deuxième prise de 600 kilos supplémentaires a eu lieu au printemps.

En avril, le Burkina Faso a intercepté 49 kilos de cocaïne à la frontière malienne. Et en mai, les autorités mauritaniennes ont découvert 630 kilos de cocaïne dans un avion abandonné près de l’aéroport de Nouadhibou, 500 kilomètres au nord de Nouakchott, la capitale.

Source de notre partenaire IRIN

Par Quimboiseur
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Mardi 10 juillet 2007
Source : http://www.grioo.com/info10888.html


La polémique enfle autour du Franc CFA fort
09/07/2007


La dévaluation du CFA fait débat. Depuis 2004, la valeur de l’euro s’est appréciée de 63 % face au dollar. En Afrique de l’ouest et du centre dont la monnaie, le CFA, est liée à la monnaie européenne par une parité fixe, la côte d’alerte est atteinte.

Par Adamou Fall (Les Afriques)


Depuis 2004, la valeur de la monnaie européenne n'a pas cessé d'augmenter face au billet vert, passant de 0,83 à 1,31 dollar fin novembre 2006, pour atteindre 1,36 dollar en avril 2007. Pour les argentiers européens, il n’y a pas lieu de s'inquiéter. Le seuil critique étant encore loin. Par contre, l’on apprécie autrement ce bras de fer du côté des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la monnaie est liée à l'euro par une parité fixe. Dévaluer ou pas ? Les positions divergent en fonction des intérêts des uns et des autres.



 
   
 
La zone CFA
© izf.net
 
   
   

Facture pétrolière

Les partisans du statu quo font noter que l’ascendant de l’euro sur le dollar a, dans une certaine mesure, amorti l’impact de la flambée continue des cours du baril et abaissé le coût des importations payées en dollar. Les exportations de la Zone franc vers les pays de l'Union européenne -- plus 50% de ses échanges extérieurs, selon le FMI -- s'en trouvent normalement favorisées. Le service de la dette extérieure a aussi baissé, mécaniquement. Selon la Banque Africaine de Développement, la flambée des cours du brut a certes effacé une bonne partie du bénéfice des annulations de dette des pays de Zone CFA, mais cela aurait été pire sans la hausse de l'euro.

Importations facilitées

Toutefois, l’euro trop fort comporte également des conséquences négatives pour la Zone CFA. Le coût de la main-d'œuvre, déjà élevée en comparaison avec les pays asiatiques, en est artificiellement gonflé. Il encourage les importations, au détriment des productions locales, y compris l'importation de biens qui ne sont pas nécessairement indispensables. Les productions locales deviennent moins compétitives à l’exportation que celles concurrentes des pays hors zone euro. Il en est ainsi du coton béninois, de la banane camerounaise, du café ou du cacao ivoirien face aux produits analogues américains et latino-américains qui s’exportent en dollar et qui sont, de surcroît, subventionnés.

Le revenu des exportations de matières premières africaines facturées en dollar affaibli diminue conséquemment.
Les « pro-dévaluation » invoquent aussi les difficultés des principales filières agricoles de la zone. Argument balayé par nombre d’experts africains qui estiment que leur fragilité et vulnérabilité sont bien plus à imputer à une récurrente mauvaise gestion, à la faible productivité, mais également aux subventions européennes et américaines.
Les risques à ne pas courir
   
 
   
   
   

Dévaluer le franc CFA en raison de l’euro fort c’est, aujourd’hui, prendre le risque de s’engager dans une course-poursuite sans fin.

Les Etats-Unis continueront à laisser délibérément le billet vert se déprécier pour diminuer leur énorme déficit commercial envers la Chine et accroître la compétitivité extérieure de leurs produits. Ils y resteront également contraints par la flambée des cours du brut qui serait à tous égards, insoutenable pour leur balance des paiements avec un dollar plus fort qui, de surcroît, rendrait les produits américains encore plus chers et moins compétitifs.

Bénéfice incertain

Par ailleurs, pour produire les effets bénéfiques escomptés, principalement en termes de compétitivité extérieure, d’augmentation des exportations et de leurs revenus, et d’atténuation de la pression des importations, la dévaluation doit pouvoir s’adosser à une industrie et une agriculture modernes, performantes et dynamiques, avoir des débouchés avérés et la capacité de les élargir, un secteur privé à même de répondre à la demande, un régime politique stable et enfin un environnement technique, administratif et juridique propice à l'essor des affaires.

Or ces atouts ne sont pas les mieux partagés dans la Zone CFA. Elle ne pourrait donc tirer que faiblement partie d’une nouvelle dévaluation, comme ce fut le cas de la première dont les effets bénéfiques se sont très rapidement effrités et résorbés. Aujourd’hui, une dévaluation du F CFA aurait pour conséquence une hausse vertigineuse du coût des importations un surenchérissement de la facture pétrolière, une inflation galopante. Et le chômage qui a déjà atteint des niveaux inacceptables, s'accroîtrait davantage. Un abrupt changement de parité remettrait en question la pertinence des politiques de convergence que les pays de l’UEMOA et de la CEMAC s’évertuent de respecter, tant bien que mal, pour consolider et renforcer les processus d’intégration économique et monétaire dans lesquels ils se sont engagés, plus résolument depuis une douzaine d’années et qui ne devraient point être réversibles.

Une illusion d’équilibre

Toutefois, la valeur d'une monnaie ne peut pas être éternellement fixe. L’immuabilité monétaire, dans un monde en mutation permanente, est un artifice antiéconomique. Elle est dangereuse car elle donne l'illusion que l’on est dans un équilibre économique parfait, alors que dans le réel l’on est confronté par d’immenses problèmes à la fois structurels et conjoncturels.

Les pays de la Zone CFA devront nécessairement se mettre dans les conditions de sortir de cette situation illusoire. Une des solutions préconisée passerait par la création d’une nouvelle unité de compte avec le rapatriement des réserves de changes de la Zone CFA auprès du Trésor public français, en les renforçant par les avoirs des pays notamment anglophones qui appartiennent à la CEDEAO mais pas l’UEMOA. La nouvelle monnaie qui serait créée sur cette base régionale élargie et homogène ne serait plus unilatéralement reliée à l’euro comme l’est le CFA, mais à un panier de monnaies choisies en fonction des principaux partenaires de commerce extérieur des pays de cette nouvelle union monétaire.

Ce système permettrait à la fois de faire l'économie de dévaluations en cascades et de la multiplication des traumatismes qu'elles causent aux populations. Les distorsions monétaires seraient corrigées en douceur, puisque les gains ou les pertes de compétitivité seraient engrangés ou payés en temps réel. Le problème pour les pays concernés est de s’accorder sur le franchissement du Rubicon.
Une si vieille histoire
   
 
   
   
   

Aux origines du Franc CFA

Le franc CFA fait partie des 41 monnaies, pour la plupart non convertibles, en circulation sur le continent africain. En fait il n’y a pas un seul franc CFA mais deux. L’un, dénommé "franc de la Communauté Financière Africaine", est commun aux huit Etats de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) :

Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.

L’autre, appelé "franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale", a cours entre les six pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) :

Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad.

Gérée par deux banques centrales distinctes, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour l’UEMOA et la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale pour la CEMAC, chacune de ces unités monétaires est, depuis 1993, exclusivement utilisable dans sa zone d’émission. Depuis, les transferts légaux entre les deux régions se font uniquement par voie bancaire.

A l’origine, le franc CFA était le « franc des colonies françaises », une monnaie unique et commune à toutes les possessions françaises d’Afrique et de Madagascar. Elle avait été lancée le 26 décembre 1945, date de la première réforme monétaire française d’après-guerre. En 1958, son sens est modifié. CFA signifie désormais communautés françaises d’Afrique.

A l’aube de l’indépendance, en 1959, le franc colonial sera remplacé par les deux actuels francs CFA, comme signes de la nouvelle forme de coopération monétaire entre la France et ses anciennes colonies : mise en commun des réserves de change, garantie de convertibilité, parité fixe. Certains pays ont choisi, lors de l'indépendance ou après, de quitter la Zone franc : Algérie, Maroc, Tunisie, Mauritanie, Madagascar, Guinée. Le Mali l'a quittée en 1962 pour la réintégrer en 1984. La lusophone Guinée-Bissau l’a intégrée le 2 mai 1997.

Durant ses 62 années d’existence, le franc CFA a connu quatre temps forts. En 1948, avec la dévaluation du franc métropolitain, sa valeur est passée à 2 FF, contre 1,70 FF en 1945, soit une réévaluation de 17,65 %. En 1960, avec la création du nouveau franc ou «franc lourd » (1 NF = 100 anciens francs), le franc CFA a été maintenu dans sa valeur : 1 NF = 50 F CFA. Le 11 janvier 1994, il a été dévalué de 50 % par rapport au franc français : 1 NF = 100 F CFA. En 1999, avec la disparition du franc français et la création de la monnaie unique européenne, le franc CFA a été rattaché à l'euro selon la même parité fixe, la garantie de convertibilité étant toujours à la charge de l'État français : 1 euro = 655,957 F CFA.


Par Quimboiseur
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Mercredi 11 juillet 2007
Ca y est c'est parti ! Nicolas Sarkozy part pour la construction de l'union méditérrannéenne. La fièvre constructiviste de construction de blocs politiques qui ne servent à rien est en marche. Certes cela peut être interressant pour les pays du Maghreb. Mais pour les Européens ? Qu'auront-ils à gagner dans cette histoire ?

Imaginez la libre circulation des gens dans le nouveau mastodonte géographique : ce serait l'invasion de l'Europe ! Et inutile de parler des désordres sociaux, religieux, politiques, identitaires et sécuritaires que cela engendrerait....

Non décidement, Nicolas Sarkozy est un homme politique de vision à courte portée. Il ne voit pas les conséquences de ses actes, de ses choix, de ses paroles. Franchement, De Villiers aurait dû être à sa place !

Pour demain j'ai peur.... Je n'ose imaginer quelle nouvelle connerie il va encore nous inventer !




Source : http://fr.news.yahoo.com/afp/20070711/tfr-tunisie-france-sarkozy-mediterrannee-f56f567.html


Entretien Ben Ali-Sarkozy sur l'Union méditerranéenne et les liens France-Tunisie


UNIS (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy doit quitter Tunis mercredi matin après avoir eu un entretien mardi soir avec son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali sur les relations franco-tunisiennes et le projet d'Union méditerranéenne proposé par M. Sarkozy, a indiqué l'agence tunisienne TAP.

L'entretien a porté sur "les excellentes relations d'amitié établies de longue date entre les deux pays, la coopération fructueuse entre la Tunisie et la France, et les perspectives de leur développement", a indiqué l'agence officielle tunisienne.

Ils ont préconisé une "intensification des contacts et de la concertation pour élever le partenariat tuniso-français aux plus hauts niveaux", a-t-on ajouté.

L'entretien a donné lieu à un "échange de vues sur les questions régionales et internationales de l'heure, en particulier, le projet de la France relatif à la création d'une Union méditerranéenne", a indiqué l'agence.

MM. Ben Ali et Sarkozy ont préconisé à ce sujet le développement "solidaire et durable au niveau de la région" méditerranéenne, ainsi qu'une "nécessaire évolution de la situation au Proche-Orient".

Le président français était arrivé mardi après-midi à Tunis, seconde étape après Alger, de son premier déplacement hors d'Europe depuis son accession à l'Elysée le 16 mai.

Dans un entretien publié mardi par les quotidiens tunisiens La Presse (progouvernemental) et arabophone Assabah (privé), le chef de l'Etat français s'est réjoui de ce que le président Ben Ali se soit montré "particulièrement intéressé" par son projet d'union méditerranéenne.

Cette union a l'ambition de rassembler les pays du pourtour méditerranéen, comme la Turquie, qui, selon M. Sarkozy, n'ont pas vocation à intégrer l'Union européenne mais à avoir avec l'Europe des liens privilégiés.

Le président Sarkozy a aussi affirmé que "la sécurité d'Israël et le droit des Palestiniens à une patrie" sont les "principes forts" à la base d'un retour de la paix au Proche-orient, citant également la réconciliation nationale en Irak et et le dialogue entre toutes les au liban.


Par Quimboiseur
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Vendredi 13 juillet 2007
Source : http://www.afrik.com/article12116.html


vendredi 13 juillet 2007, par Falila Gbadamassi

RDC : les Casques bleus pakistanais trafiquaient de l’or, pas des armes
Ce sont les conclusions de l’enquête des Nations Unies qui en a ouvert une autre sur un trafic similaire

Des Casques bleus pakistanais, stationnés dans l’Ituri en République Démocratique du Congo, sont effectivement impliqués dans un trafic d’or, mais pas d’armes. L’information avait été révélée par le média britannique BBC. Les conclusions de l’enquête des Nations Unies, publiées récemment, viennent confirmer une partie de ces allégations alors qu’une autre affaire du même type, mettant en cause des soldats indiens, vient d’être mise à jour.

Les Nations Unies viennent de confirmer l’implication de soldats de la paix pakistanais dans un trafic d’or en République Démocratique du Congo (RDC). Ces soldats de la Mission des Nations Unies en RDC (Monuc), basés dans la ville de Mongbwalu, en Ituri, dans le Nord-Est de la RDC auraient notamment échangé des armes contre de l’or avec des milices locales accusées de crimes contre l’humanité, selon la BBC qui avait révélé l’affaire en mai dernier. Cette dernière accusation n’a pas pu être étayée par l’enquête menée par les Nations Unies, a indiqué Jean-Marie Guehenno, le secrétaire adjoint des opérations de maintien de la paix de l’Onu. Selon ce dernier, il revient au Pakistan, qui avait longtemps nié ces accusations, de prendre les sanctions adéquates contre ces soldats déployés dans une zone alors en proie à de violents affrontements ethniques entre Hema et Lendu et dont les manigances remontent à 2004 et 2005. L’Onu n’ayant que le pouvoir de renvoyer le personnel accusé dans son pays d’origine.

Les scandales se succèdent au sein de la Monuc

La Monuc, quant à elle, ne semble pas près d’en finir avec les scandales. Ce sont, cette fois-ci, des soldats de la paix indiens qui seraient impliqués dans un trafic d’or, toujours dans le Nord-Est du pays, révèle ce vendredi l’AFP. Les Casques bleus stationnés dans la ville de Nyabiondo, dans le Nord-Kivu, auraient échangé entre 2005 et 2006, « "des rations alimentaires" et "du renseignement" contre "de l’or et des dollars" avec des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ». Joint par téléphone, le porte-parole de la Monuc, Kamel Saiki a confirmé qu’une enquête menée par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) était en cours sur cette autre affaire de trafic d’or et d’armes. Depuis sa mise en place en 1999, la Monuc est devenue familière de ces scandales qui mettent en exergue, comme l’a constaté Jean-Marie Guehenno, la difficulté de maintenir la discipline au sein des forces de maintien de la paix. L’atmosphère délétère qui règne dans ces régions de la RDC où interviennent les soldats de la paix semble s’avérer définitivement contagieuse.


Par Quimboiseur
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