Je m’efforce chaque année de vous tenir au courant de l’évolution de l’immigration en me fondant sur les statistiques officielles. Je m’appuyais jusqu’à présent sur le rapport annuel de la
Direction de la population et des migrations mais il se trouve que sa dernière édition a été retirée de la vente pour des raisons obscures. Il faut donc à présent se baser sur le rapport de
l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration, ce qui induit une rupture en raison de changements dans les regroupements statistiques (1).
Cela étant, cet Observatoire retient en 2006 un chiffre global de 184.000 entrées d’étrangers ayant obtenu un titre de séjour d’un an et plus. Ce chiffre exclut les saisonniers, les
autorisations provisoires de travail et les demandeurs déboutés du droit d’asile et qui restent pourtant sur le territoire. En réintégrant ces catégories, on obtient 235.000
entrées en cohérence avec les chiffres des années précédentes. Rappelons que ces données concernent uniquement les ressortissants des pays tiers (extérieurs à l'Union
européenne) à l’exception d’une dizaine de milliers d’européens de l’est entrés au titre du travail saisonnier. Le tableau suivant qui retrace l’évolution depuis 1999 confirme la stabilisation
enregistrée en 2005.
Tableau (En milliers)
Années ----------1999----2000----2001----2002----2003-----2004-----2005-----2006
Total ------------153,7---184,3----216,2----255,2--- 265,1-- --271,9--- -251,7-----235,4
Source: Chiffres extraits du rapport de la Direction de la population et des migrations 1999 à 2005 et de du nouvel observatoire pour 2006.
Malheureusement, les flux clandestins s’ajoutent à ces chiffres officiels. Outre les déboutés du droit d’asile, la principale source d’entrées irrégulières réside dans les
visas touristiques délivrés chaque année (2). En 2006, la France en a accordé 933.000 à des ressortissants du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne, et du Moyen Orient (y compris la Turquie).
Connaissant les conditions socio économiques qui prévalent dans ces régions, il est probable que de nombreux touristes ne viennent pas seulement pour visiter le Louvre et restent en France à
l’expiration de leurs visa pour profiter pleinement des avantages offerts par notre pays de cocagne. Par convention, on estimait jusqu’à présent à environ 100.000 par an le flux d’entrées
irrégulières à ce titre mais pourquoi pas 200 ou 300.000? Cela signifie que ces statistiques officielles ne veulent plus rien dire et que la seule indication sérieuse provient de
l’observation : Dans la plupart des voitures du métro, les minorités visibles sont désormais majoritaires.
Puisque les flux annuels sont inconnus, le chiffrage de la population présente sur le territoire devient impossible. Sachant que le stock de personnes originaires de l’immigration des pays
tiers (immigrés et descendants directs) était estimé à 6,4 millions en 1999, la simple prise en compte des entrées officielles, du taux de natalité depuis cette date, et d’un chiffre
forfaitaire de 1 million de clandestins conduirait à un total de 10 millions soit 16% de la population française (une personne sur six). En réalité, seul l’établissement d’un
registre des populations et le lancement d’un recensement exhaustif permettrait de connaître enfin le chiffre exact de personnes issues de l’immigration dans la population française. Il n’en
est pas question.
Le Pouvoir ne fait rien pour résister à cette invasion (pour reprendre l’expression du Président Giscard d’Estaing). Il faudrait tout d’abord revoir le RMI et les autres
allocations du même type qui jouent le rôle d’une pompe aspirante. Je rappelle que les propositions de la Révolution bleue prévoient la suppression de ces aides et leur
remplacement par une indemnité forfaitaire versée en contrepartie d’une mission d’utilité publique. Ce transfert présenterait l’avantage de bénéficier aux seuls nationaux français puisque la
législation actuelle leur réserve les missions publiques. En second lieu, il conviendrait de ne pas renouveler les cartes de séjours des étrangers au chômage. En effet, aucun texte, ni aucun
traité, n’interdit à un Etat de renvoyer les étrangers dans leur pays d’origine (3). Enfin pour des raisons évidentes, il faudrait dorénavant interdire l’immigration et le tourisme en
provenance des pays contaminés par l’Islamisme.
Ces mesures pourraient s’accompagner d’un volet répressif basé sur deux articles de loi énoncés comme suit « Tout étranger séjournant illégalement sur le territoire français commet un crime
passible de 5 à 10 années de prison et du double en cas de récidive » et « Toute personne qui, soit d’une manière isolée, soit en association, apporte son soutien à des immigrés
illégaux commet un crime passible de la même peine que le contrevenant principal». Ces articles du code pénal ne contrediraient ni notre constitution, ni les traités internationaux signés
par la France. Leur affichage dans les aéroports et aux frontières terrestres, aurait un effet dissuasif certain.
La quatrième République est tombée en raison de son incapacité à trouver une solution au problème algérien. La cinquième République conduit le pays à la faillite financière (4) faute de prendre
à bras le corps le problème de l’immigration. Malheureusement, le sujet reste tabou: même le rapport de la Chambre des Lords a été complètement occulté! Nous parlons donc dans le désert
mais une chose est certaine: on ne nous fera pas taire.
Gérard Pince
1- Pour consulter le rapport, se reporter à http://www.hci.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_statistique_2006.pdf . Au lieu d’instituer sans cesse de nouveaux « observatoires » et « hauts
comité », la première chose à faire consisterait à dissoudre l’INSEE et l’INED et à confier leurs missions à des instituts privés.
2- La procédure informatique d’enregistrement des sorties qui existe déjà dans la plupart des pays, ne sera pas opérationnelle dans l’espace Schengen avant 2011 !
3- face a la crise économique, 130.000 polonais ont été rapatriés entre 1931 et 1936 par le Gouvernement de la troisième République
4-Se reporter à www.freeworldacademy/globalleadre/IMMIG.htm
Boycott des produits français : Carrefour rappelle son soutien aux JO de Pékin
Cible d'une campagne de boycottage orchestrée depuis la Chine contre ses produits en raison d'un prétendu soutien au Tibet, le distributeur Carrefour a réfuté, mardi 15 avril, des accusations qui "tendraient à faire jouer au groupe Carrefour un quelconque rôle dans la politique chinoise intérieure". L'enseigne française, très présente en Chine où elle revendique près de deux millions de clients, a également souligné qu'elle "a manifesté dès le début son soutien à la candidature de la ville de Pékin pour l'organisation des Jeux olympiques".
Le numéro deux mondial de la distribution est présent en Chine depuis plus de dix ans. Il y possède actuellement 122 hypermarchés et 280 magasins de hard-discount, et ouvre un nouvel établissement tous les quinze jours. L'appel au boycott des produits de Carrefour, et plus largement des marques du groupe LVMH, un des propriétaires du géant de la distribution et de L'Oréal, est relayée sur le Web et par SMS. "N'achetons rien à Carrefour : l'un de ses grands patrons a donné beaucoup d'argent au dalaï-lama ; donc, boycottons Carrefour, au moins pour les 130 jours qui restent avant la fin des JO. Montrons-leur le pouvoir de l'Internet ! Faites passer ce message à tous ceux qui aiment notre pays !" peut on lire par exemple dans l'un de ces messages.
Le gouvernement chinois a, pour sa part, refusé de condamner ces appels au boycott. "Je crois que certains citoyens chinois ont exprimé récemment leurs opinions et leurs émotions personnelles. Nous espérons que la partie française est en mesure d'écouter les voix du peuple chinois en ce qui concerne les problèmes récents et d'adopter une position objective", a estimé, mardi, Jiang Yu, porte-parole du ministère des affaires étrangères.
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