Anti-politique

Mercredi 5 mars 2008
Source :  http://caccomo.blogspot.com/2008/03/asymtrie-dinformation-dfaillances-du.html


Mes 2 filles sont parties il y a plus de 6 ans aux US et n'envisagent pas de revenir en France, bien au contraire elles envisagent de prendre la nationalité américaine. Leur qualité de vie est bien meilleure, leur niveau de vie a quadruplé mais elles ne travaillent pas 35h par semaine, mes petits enfants, dont 2 sont américains, ne connaitront pas la France car comme mes filles le disent, que peut leur apporter ce pays à part la médiocrité et la misère, une sensation d'étouffement et une absence d'espoir. Analyse que je partage et le niveau de culture des Américains est bien plus élevé qu'on veut bien le dire en France où l'on a tendance à les faire passer pour des niais mal élevés.
Voici ce qu'en dit Guy Millière et je le confirme :
"Vue de Los Angeles, la vie dans une grande ville de « l’Hexagone » ressemble à une plongée dans une oppressante folie....
La rudesse, l’impolitesse et l’agressivité sont d’une effroyable banalité".
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Mardi 18 mars 2008
Source : http://caccomo.blogspot.com/2008/03/vague-bleue-vague-rose.html

Vague bleue, vague rose

Il y a ceux qui voyaient un coup de génie dans la stratégie d’ouverture opérée par Nicolas Sarkozy une fois installé à l’Elysée avec une confortable majorité. Après la vague rose des municipales, on peut légitimement s’interroger sur l’efficacité de cette vision politique. Un an ne s’est pas encore écoulé que le gouvernement se retrouve empêtrer dans une forme nouvelle de cohabitation. Faut-il attendre le prochain président pour espérer une nouvelle politique fondée sur une rupture réelle ?
Le succès incontestable de la gauche est probablement le résultat logique de cette ouverture qui consiste à remettre en selle un parti socialiste dont on nous disait qu’il était moribond alors que ses ténors en sont à mettre en doute la légitimité du président et de son programme.
Les élections locales ne sont pas des élections nationales. Cependant, on ne peut nier le succès d’une gauche encore inexistante quelques mois plutôt, notamment dans les grandes villes où les scrutins ont des conséquences sur la politique nationale. Les français sont-ils à ce point désorientés qu’ils peuvent provoquer et se réjouir d’une vague rose neuf mois après avoir provoqué une vague bleue, révélant ainsi une étonnante versatilité ?

Pour que la gauche la plus archaïque d’Europe revienne aux affaires, il faut réussir l’exploit d’avoir au pouvoir la droite la plus bête du monde. Et j’allais dire : on n’est pas sorti de l’auberge quand on entend Jean-Pierre Raffarin dire que le rapport Attali est une cause de l’échec de l’UMP, reprochant au gouvernement d’avoir gouverné trop à droite. Attali à droite ?
Que le rapport Attali soit suspecté d’être trop à droite par un ex-DL, c’est déjà cocasse ; mais qu’un homme de droite reproche à un gouvernement élu par la droite de faire une politique de droite, cela confirme le vide conceptuel qui reste la principale cause de toutes les défaites politiques. Quand on n'a pas bien analyser les raisons de sa victoire et de son succès, on ne comprend pas les causes de ses échecs. De toute façon - et c’est le sort de tous les rapports (rappelez-vous le livre blanc des retraites)-, à peine rendues publiques les conclusions du rapport Attali, ce dernier fut immédiatement enterré devant la montée des colères corporatistes. Leurs auteurs pourront toujours en tirer un ouvrage et en espérer de confortables droits d’auteurs.
Mais au fond, pourquoi reprocher à un président de mettre en œuvre un programme qu’il a pris soin d’annoncer et de présenter pendant sa campagne ? J’aurai plutôt tendance à lui reprocher le contraire, et à être par exemple déçu par une réforme annoncée des universités destinée à leur donner leur pleine autonomie et qui a accouché d'une réformette devant les manifestations orchestrées par l'UNEF.

De toute façon, qu’il vienne de la gauche ou de la droite, un homme ou une femme politique honnête et responsable fera le même diagnostic sur l’état réel de notre pays. Et il devra agir en conséquence. C’est bien cela qui nous fait défaut depuis trois décennies.
Mais au-delà du jeu politique qui dégénère en jeu de dupes, que croyaient les français ? Qu’en moins d’un an, ils allaient être arrosés par du pouvoir d’achat sorti comme par miracle des urnes alors que l’on empêchait dans le même temps le moindre début de réforme dès qu’un changement remet en question un avantage acquis ? On ne peut pas par le seul fait de changer les hommes inverser une tendance lourde depuis au moins trois décennies si ces hommes ne conduisent pas concrètement l’action susceptible d’inverser une telle tendance.

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Mardi 18 mars 2008
On vote pour un crétin de droite... Et lui nous fout des ministres de gauches dans la vue ! Mais comment ils réflechissent ces politicards ?


Ha ha ha la belle affaire ! Nos politiciens sont des incompétents dangereux qui font de la démogagie plutot que de prendre les problèmes à bras le corps ?

1) je n'ai pas voté au 1er tour
2) je n'ai pas voté au second tour
3) j'envisage sérieusement de quitter ce pays




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Jeudi 3 avril 2008
Source : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2008/04/honte-pkin.html?cid=109235030#comment-109235030

Honte à Pékin

Hu Jia a été condamné ce matin à trois ans et demi de prison par un tribunal fantoche de Pékin : la répression ne s’abat pas que sur les Tibétains, les Chinois de Chine sont tout autant tyrannisés. Le crime de Hu Jia ? Atteinte à la sûreté de l’Etat , l’inculpation retenue contre tout critique du Parti . Le vrai crime de Hu Jia ? C’est un impertinent . Il feint de respecter la loi chinoise comme s’il existait des lois en Chine. Dans le cadre de ces lois , il a osé aider les victimes au SIDA au Hunan, il ose se recueillir seul, chaque année , Place Tiananmen sur les lieux du massacre de 1989, il ose se réclamer de la non violence et du Bouddhisme , il ose tenir un blog où parfois , apparaissait le mot de démocratie. On aura compris que Hu Jia est l’honneur de la Chine et que ses soi-disants juges en constituent la honte .
Par –delà Hu Jia, ces sinophiles qui croient ou feignent de croire en une évolution pacifique de la Chine du capitalisme à la démocratie sont des idiots ou des pourris : le Parti exclut toute évolution puisque la tyrannie est bonne pour eux , de l’argent , du pouvoir et les JO en prime.
De Pékin on me fait savoir , de source proche du Parti, que la repression au Tibet comme l’incarcération de Hu Jia , témoigneraient d’une lutte au sommet du Parti entre les durs et les modérés. Donc ; il conviendrait de ne pas boycotter les JO pour ne pas favoriser les durs. Je ne crois qu’à moitié et même moins ce genre d’explication, destinées à paralyser ceux qui en Occident , seraient favorables au boycott.
Ce fut une erreur que de concéder les Jeux au Parti communiste chinois : elle sera difficile à rattraper. Souhaitons que quelques athlètes avec conscience, du haut d’un podium, sauve l’honneur des Jeux puisque les hommes politiques en Occident s’en montrent incapables.

Par Quimboiseur
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Jeudi 3 avril 2008
Source : http://caccomo.blogspot.com/2008/04/liquider-mai-68-2.html

Liquider mai 68 ? (2)

On n'a pas fini d'entendre parler des quarante ans de mai 68. J'avais 5 ans... Mais j'ai le souvenir que mon père, qui avait délaissé sa Sicile natale dans un état de désolation, ne comprenait guère ce qu'il appelait une révolte de petits bourgeois. Je ne reconnais qu'un seul mérite à ce mouvement, c'est d'avoir introduit en effet des espaces de liberté individuelle dans une société corsetée et rigide. Sinon, cette génération fut la génération des trente glorieuses, les précédentes ayant connu l'occupation, des guerres mondiales et des contextes de marasmes et de turbulences propices aux déchaînements de drames.
Avec le recul, la génération 68 fut bénie des dieux. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde dans le même sac, en collant une étiquette réductrice à toute une génération. Mais les leaders les plus charismatiques du mouvement de mai 68 ont mangé la soupe capitaliste des trente glorieuses dans laquelle ils n’ont eu de cesse de cracher au nom d’une critique hystérique du capitalisme révélatrice de leur ignorance fabuleuse des principes économiques. Ils ont connu la révolution sexuelle sans le sida. Ils ont rejeté des parents qui avaient connu les privations, la guerre et la souffrance. Ils ont laissé pousser des enfants sans cadre sous prétexte de ne rien interdire et d’expérimenter des méthodes pédagogiques progressistes. Ils ont profité de tous les acquis sociaux, s'empressant de partir aujourd’hui à la retraite (avec anticipation) avec le pactole et une espérance de vie en augmentation de sorte que la durée de vie à la retraite sera bientôt aussi longue que la vie active.
Qui paiera ? Les enfants et les petits-enfants pardi, lesquels vont hériter de dettes et d’impôts nouveaux !
Les porte-paroles de cette génération gâtée, non contents d’avoir profité de cette miraculeuse conjonction d’avantages, non contents d’être nés au bon endroit au meilleur moment, terrorisent toujours les âmes, imposent leurs valeurs et leurs références intellectuelles, font régner une police de la pensée inflexible qui ne tolère aucune contradiction.
Ils sont installés dans les murs de Radio-France où ils professent leur marxisme décalé, débattant doctement de la crise du libéralisme ou de la fin du capitalisme. Ils ont pris les rennes de l’université où ils formatent encore les esprits sans aucune préoccupation de la réalité qui vient pourtant chaque jour démentir ses postulats erronés. Les mouvements lycéens et étudiants font désormais partis des rituels imposés.
Et ceux qui ont le malheur de ne pas de se conformer à ce format sont immédiatement traités de fascistes ou de réactionnaires. Avec eux, il n’y a pas de demi-mesure ! C'était cela aussi l'esprit de mai 68.
Et pourtant, ils devraient faire preuve de plus de modestie. D’abord, ils se sont plantés sur toute la ligne dans leur lecture de l’histoire, cautionnant les pires régimes politiques. Ensuite, ils vivent mieux que leurs parents alors que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une génération a été incapable de transmettre le flambeau de la prospérité, la croyant acquise. Et c’est sans doute parce qu’elle a été incapable de transmettre les facteurs de cette prospérité que sont le capital humain (c’est-à-dire principalement la confiance, la morale, la compétence et la connaissance du monde, de l’économie et de l’homme) et l’épargne. L’éducation nationale, qu’elle a proprement phagocytée, n’assure plus son rôle de transmission des connaissances. Elle a toujours condamné cette école « bourgeoise ». Pour elle, l’école doit « fabriquer des citoyens solidaires », entendez par là des moutons incapables de penser par eux-mêmes et de se débrouiller sans l’Etat-berger.
Quant à l’épargne, elle suffit à peine à supporter la charge de la dette publique. Dans ce contexte, que reste t-il pour l’investissement productif, pour le financement plus risqué de la recherche et de l’innovation sans lesquels aucune croissance ne saurait être durable ?
Quelle dignité peuvent avoir des parents qui laissent des factures à leurs enfants alors qu’ils ont eux-mêmes hérités d’un véritable trésor ? Car ils sont nés dans un pays riche et ils laisseront un pays en voie de sous-développement. Mais ils n’auront jamais le courage de l’admettre et ils sauront toujours trouver des boucs émissaires : c’est la faute au grand capital ! Diantre, quelle trouvaille pour ces esprits pétris de dialectique et ces experts en langue de bois. Par pudeur, au lieu de célébrer dans la rue cet anniversaire pittoresque, taisez-vous enfin, laissez la place à d’autres, prenez votre retraite, profitez encore de vos vieux jours, mais de grâce, cessez de donner des leçons !

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Par Quimboiseur
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Vendredi 4 avril 2008
Source : http://caccomo.blogspot.com/2008/04/liquider-mai-68-2.html


En 68 j'avais 20 ans. Dans ma prépa (math sup-math spé)à Metz, Colette, la prof de math, a fait un peu grève (simplement renoncé à son très confortable salaire pour quelques semaines) mais n'a pas manqué une seule mn pour nous faire son cours. Mai 68 ou pas, la compétition des concours est impitoyable. Pour entretenir l’insécurité (qu’on ne se croie pas trop forts), Gnouf, le prof de physique-chimie (Normale-Sup), se plaignait d’être trop grassement payé pour la qualité des taupins qu’on lui avait refilés (nous). Il disait qu’il ne fallait surtout pas lui faire gâcher son temps en même temps que les ressources de l’Etat à ne rien f.... Donc, mai 68 tout le monde s'en foutait même si on faisait mine de se tenir vaguement au courant des événements qui semblaient mal tourner
Si plus tard les baby-boomers ont foiré en France plus qu'ailleurs, c'est surtout à cause de la pléthore des faceux glandouilleurs qui estimaient qu'ils n'avaient pas un avenir assez correct pour leurs capacités (largement surestimées) dans le système tel qu'il était. Ils ont voulu tout renverser croyant devenir les rois mais ont simplement réussi à tout ramener progressivement à leur niveau: un minable ras des pâquerettes général. La France ne s'est jamais remise de mai 68. Il faudrait porter un brassard noir de deuil les 31 jours de chaque mai 2XX8 pour marquer le début de la débâcle française finale sur tous les plans. Il y en avait eu d’autres avant, mais ce fut la dernière marche avant le plancher.
Beaucoup des français productifs que je connais sont plus tard partis exercer à l'étranger temporairement ou définitivement. Je repense à un gars par exemple Jean-François H., qui maintenant est Deputy Chief Financial Officer de Microsoft à Redmont USA. Depuis 1789, c'est le même phénomène. La France fait peur à ceux qui n'aiment pas perdre leur temps et partent faire fortune ailleurs, laissant les braillards lavés aux ondes de France-Intox macérer dans leur caca et hurler éternellement de génération en génération leur inextinguible ras-le-bol d'opérette qui amuse tant les étrangers regardant les nouvelles de France.
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Par Quimboiseur
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Lundi 7 avril 2008
Source: http://www.afrik.com/article14031.html

dimanche 6 avril 2008, par Falila Gbadamassi

Rama Yade : la "bourde" chinoise ?
La secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme a suggéré que Nicolas Sarkozy emettait des "conditions" à son déplacement en Chine pour les JO

La secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade, est encore à l’origine de déclarations qui suscitent une certaine agitation au sein de la diplomatie française. Dans un entretien accordé au Monde, samedi, elle déclarait que le président Nicolas Sarkozy boycotterait la cérémonie d’ouverture des JO si trois conditions "indispensables" n’étaient pas réunies par la Chine. Rama Yade a démenti ses propos dans la journée et Bernard Kouchner a précisé, dans la soirée, qu’il n’y avait "pas de conditions".

Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, dans un entretien publié le samedi 5 avril dans Le Monde affirmait que le président français Nicolas Sarkozy pourrait boycotter la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques à Pékin, en août prochain si trois conditions "indispensables" n’étaient pas réunies. A savoir "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l’ouverture du dialogue avec le dalaï-lama." Des propos qui seront immédiatement démentis par Rama Yade au cours de la journée. La secrétaire d’Etat a indiqué dans un communiqué " que lors de l’entretien (qu’elle a) donné à un journaliste du Monde pour son édition du 6 avril 2008, le terme de ’conditions’ n’a pas été employé". Depuis la polémique ne cesse d’enfler d’autant plus que l’Elysée n’a pas souhaité faire de commentaire. Samedi soir sur France 2, Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères, est monté au créneau pour préciser qu’"il n’y (avait) pas de conditions" au déplacement du président français en Chine. "Ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions", a-t-il poursuivi, tout en ajoutant que Rama Yade avait elle-même "démenti ce mot".

Après la libye, Rama Yade met de nouveau la diplomatie française dans l’embarras

A Tarbes, le 25 mars dernier, Nicolas Sarkozy avait déclaré que "toutes les options (étaient) ouvertes." "En fonction de l’évolution des choses je verrai ce qu’il y a lieu de faire quant à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et quant à l’évolution de nos relations". Le chef de l’Etat français a toujours indiqué que toute décision se ferait dans un cadre concerté avec l’Union européenne dont la France assure la présidence à compter de juillet. Ce n’est pas le première fois que les déclarations de Rama Yade suscitent des remous au sein de la classe politique française. Sa dernière sortie en date concernait la venue en France du président libyen Mouammar Khadafi. "Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", avait confié Rama Yade, le 10 décembre 2007 au Parisien, à la veille de la visite officielle du président libyen. L’ombre de la démission avait plané sur Rama Yade qui avait exclu cette possibilité avant que le président ne lui renouvelle sa confiance. Ce qui semble être aujourd’hui une sortie malheureuse sera-t-elle celle de trop pour la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme qui a toujours revendiqué sa liberté d’expression ?




Par Quimboiseur
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Mardi 8 avril 2008
Source : http://caccomo.blogspot.com/2008/04/les-braillards-et-les-bavards.html

Les braillards et les bavards

Alors que les bavards prétentieux monopolisent les ondes pour célébrer avec nostalgie leur épopée soixante-huitarde, les braillards monopolisent la rue pour exprimer leurs revendications à l’instar de ces lycéens qui célèbrent désormais l’arrivée du printemps dans les rues.
Pour ma part, l’année 1968 évoque le terrible printemps de Prague alors que les chars soviétiques entrent en Tchécoslovaquie pour mettre un violent coup d’arrêt à la libéralisation en marche du pays. Dans les pays libres, les apprentis révolutionnaires descendaient dans la rue pour jouer à la révolution, la liberté leur offrant le luxe de cracher dans la soupe ; dans les pays du bloc communiste, les chars descendaient dans la rue pour écraser toute contestation. Il est plus facile de descendre dans la rue pour tenter de se trouver dans l’objectif des caméras et faire la une du journal de 20 h que de défier les chars en se trouvant dans l’objectif de leur canon.

A ce propos, les péripéties autour de la flamme olympique me laissent songeur à l’image des athlètes français injuriés et bousculés qui se sentent pris en otage, faisant les frais de problèmes politiques qui les dépassent largement. Cela fait des années que tout le monde sait que les Jeux Olympiques auront lieu à Pékin. Et cela bien encore plus longtemps (60 ans) que se pose le problème du Tibet. Au demeurant, personne n’avait rien à redire sur la question du Tibet lorsque Mao Tsé Toung gouvernait la Chine avec une poigne de fer de la même façon que personne ne s’émouvait du sort des polonais, des ukrainiens ou des tchèques lorsque Moscou exerçait son emprise totalitaire sur ces pays. La défense des droits de l’homme est totalement honorable mais elle ne doit pas être orientée.
Mais voilà, la Chine a commencé à libéraliser son économie, ce qui lui permettait de connaitre une prospérité qu’aucune planification centralisée ne lui avait permis d’amorcer. La Chine est donc devenue un pays capitaliste. Alors là, aucun défaut ne saurait lui être pardonné dans la mesure où l'on ne saurait rien pardonné aux pays capitalistes. Pourtant, en 20 ans, la Chine a fait de formidables avancées et ce sont de telles avancées qui furent prises en compte par le CIO au moment de l'attribution des jeux à Pékin. Quand j’étais un étudiant, les étudiants chinois s’inscrivaient en clandestinité dans nos universités pour éviter d’être dénoncés et rattrapés par la police politique. Aujourd’hui, les étudiants chinois arrivent en masse dans nos universités et ils ne me font pas l’effet de s’enfuir terrorisés de leur pays.

N’oublions pas que la France a connu une période de prospérité précisément durant la période des trente glorieuses. Or, sur le plan politique, ce fut plutôt une période plutôt autoritaire et dirigiste. C’est justement contre cette société autoritaire que le vent de révolte s’est exprimé en mai 1968. De ce point de vue, le mouvement de mai 68 avait une totale légitimité puisqu’il s’agissait de reconnaitre et d’acquérir les libertés individuelles indispensables à toute société évoluée. Mais il a fallu que la France parvienne à un certain niveau de vie pour que cette mutation s’exerce plus en profondeur. On ne peut pas demander à la Chine, qui commence son processus de rattrapage économique, d’adopter instantanément nos schémas politiques et nos institutions. D’autant que rien ne prouve que nos institutions soient si performantes que cela.
En effet, au nom de la liberté d’expression, certains se donnent le droit d’empêcher les sportifs de s’exprimer. De la même manière, au nom de la liberté syndicale, les manifestations à répétition empêchent en France tout gouvernement élu dans les règles de l’art d’appliquer le programme pour lequel il a été élu.
Sans une certaine discipline et sans une grande tolérance, la liberté dégénère en chaos et en anarchie car chacun se bat contre l’autre au nom de sa conception personnelle de la démocratie. C’est le règne des braillards et des bavards. Un pays qui compte plus d’un milliards d’âmes ne peut pas se permettre le luxe d’une telle aventure.

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Dimanche 13 avril 2008
Source : http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&postID=4207240333963574509

La nostalgie d'un monde définitivement disparu

Notre pays a dépassé un point de non-retour, prisonnier d’une situation de discorde généralisée qui le rend ingouvernable alors que le gouvernement a perdu toute marche de manœuvre. Ce ne serait pas si grave si l’Etat était peu présent dans notre société, se contentant d’assumer les tâches régaliennes qui sont fondamentales à la cohésion sociale, ou s’il n’avait qu’un rôle subsidiaire comme dans les pays dont la culture libérale laisse prospérer de telles institutions pour le plus grand bonheur d'une société civile active et responsable. Mais au pays du culte de l’Etat-providence, de l’Etat-régulateur et du commissariat au plan, c’est proprement dramatique. L’Etat est partout mais il n’est piloté par personne, si ce n’est des syndicats contestataires et politisés.
En France, on n’a pas de pétrole mais on a des syndicats pour paraphraser un slogan qui nous est cher. Il existe même désormais des syndicats lycéens dont les porte-paroles – sont-ils au moins majeurs, ont-ils le droit de vote ? – sont reçus par le ministre de la république sous la pression de la rue à nouveau prise en otage.

En arrivant au pouvoir, la droite, dans sa candeur légendaire, a offert l’ouverture à la gauche, croyant ainsi neutraliser toute opposition tout en déroutant son propre camp. Imagine-t-on un instant la gauche revenir au pouvoir en proposant à la droite une ouverture ? C'est impensable car impossible : elle se réjouirait trop de l'effondrement de la droite sans qu'aucun média ne voit dans une vague rose un péril pour la démocratie (alors que la vague bleue a suscité tant de polémiques à ce sujet). C’est sans compter sur le reflexe ancestral de la gauche française : une fois dans l’opposition, elle pratique toujours l’opposition systématique et tout devient objet de polémique, se servant si besoin de la rue. Nous vivons ainsi dans un incessant troisième tour social, en pleine infraction des règles démocratiques.

Mais cela ne nous empêche nullement de donner des leçons de démocratie aux autres. Pourtant, dans ce contexte où l’autorité de l'Etat à l’intérieur des frontières est sans cesse bafouée, il ne faut pas se leurrer sur la capacité de la France à inspirer la confiance ou la crainte, à se faire respecter sur des valeurs fortes et affirmées.
Notre autorité à l’extérieur des frontières est fragilisée par la perte de nos propres points de repères à l’intérieur. Difficile dans ce cas d’impressionner les FARCs en Colombie ou d’impressionner les chinois alors que l'on tergiverse au sujet d'une éventuelle réception officielle du Daila Lama. La réception en grande pompe du colonel Kadhafi a suscité moins d'état d'âmes. De toute façon, il faut être conscient que nous sommes parvenus aujourd’hui à un point où l’économie chinoise ne s’apercevrait pas d’un boycott des produits chinois par les consommateurs français, alors que l’inverse serait catastrophique pour notre économie.
Je me souviens d’avoir assisté aux émeutes dans les banlieues parisiennes de la Thaïlande où j’étais en mission de coopération. Le Bangkok Post faisait sa Une sur le thème « Paris brûle-t-il ». C’est sans doute caricatural, aussi caricatural que les images que nous colportons de l’Asie ou de l’Amérique, mais c’est l’image que nous renvoyons aux autres sans cesse depuis trois décennies.
A chaque fois que nous organisons un colloque à l'université, je me trouve à affronter des problèmes de logistique (à cause de perturbations, de mouvements sociaux dans les transports) qui ne manquent pas de contrarier mes invités étrangers. A chaque fois que je me trouve moi-même à l’étranger, je fais cette expérience de visionner les actualités internationales par le prisme des télévisions locales… et à chaque fois, les images montrent une France où se font face manifestants et CRS tandis qu’on se prend à croire à un nouveau mai 68.
Mai 68 a éclaté après une période de prospérité économique alors que les générations de fourmis ont engendré des générations de cigales. Aujourd’hui, les conflits sociaux s’enlisent dans un contexte de près de trois décennies de croissance économique molle. On peut bien invoquer la situation internationale actuelle alors que l’économie américaine connait un ralentissement incontestable. Mais notre pays est passé à côté de la croissance mondiale pour les mêmes raisons qu'il va souffrir de la morosité ambiante.
Aujourd’hui, n’importe quelle télévision du Monde - et la télé chinoise ne va guère s’en priver après toutes les leçons que nous faisons à la Chine - peut ridiculiser la France en se focalisant sur telle ou telle manifestation et en les sortant de leur contexte, en ironisant sur le meilleur modèle social du monde dans lequel les lycéens font la leçon au ministre de la république. « Voilà ce qui se passe dans le meilleur modèle du monde » ! J’ai déjà assisté à un tel reportage.
C’est sans doute ridicule mais notre télévision fait constamment la même chose quand elle veut effrayer le bon peuple en montrant l’Amérique sauvage, la dictature chinoise ou la Russie dépravée. On se sent petit… mais l’hexagone est petit. Pourtant il continue de vivre sur la nostalgie d’un monde disparu, définitivement disparu.

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Par Quimboiseur
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Dimanche 13 avril 2008
On ne peut pas importer des bras cassés par cargots entiers et croire que cela va développer le pays !

Il n'y a que des politiciens archi nuls, complètement incompétents pour seulement avoir eu la naiveté de croire que c'était possible !

Regardez les rues de France ! Regardez les écoles de France ! Et vous voyez le désastre !

Ce pays est foutu ! Mais comme je n'ai pas d'enfant, je m'en fous ! Par contre je plains les parents qui veulent donner un avenir à leurs enfants... Je suis désolé de leur dire ça, mais il faudra que leurs enfants envisagent leur avenir dans un autre pays, un VRAI pays civilisé de préference !

De toute facon la France n'existe plus. Aujourd'hui nous sommes en Frankistan !

Et ecnore... si c'était Ségolène Royal qui serait passée, je crois que la France aurait déja sombré depuis longtemps dans la guerre civile et dans le marasme économique.

Or des indicateurs économiques indiquent, CONTRE TOUTE ATTENTE et contrairement a ce que toute le monde pouvait penser, que la France résiste bien aux crises financières qui frappent le monde : crise des sub-primes, crise du dollar, augmentation des denrées alimentaires, augmentations des conflits armées dans le monde,....

Le monde est foutu ! Le fin du monde est prévue, selon le calendrier Maya, pour le 23 décembre 2012 !




Par Quimboiseur
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