Vendredi 16 mai 2008
Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/16/le-baril-de-petrole-depasse-pour-la-premiere-fois-127-dollars_1046102_3234.html?xtor=RSS-3208

Le baril de pétrole dépasse pour la première fois 127 dollars


Pour la première fois, les cours du pétrole ont dépassé, vendredi 16 mai, le seuil de 127 dollars. Le baril de light sweet crude s'est envolé à 127,43 dollars vers 14 heures, heure de Paris, dans les échanges électroniques, avant l'ouverture du New York Mercantile Exchange (Nymex). Cette nouvelle performance efface le record de mardi, à 126,97 dollars le baril.

"Le marché reste bien soutenu par les craintes suscitées par l'équilibre précaire entre offre et demande, la faiblesse relative du dollar, et une robuste demande de distillats en provenance d'Europe et des marchés émergents", expliquait Andrey Kryuchenkov, de la maison de courtage Sucden. Il a précisé que PetroChina, l'un des principaux groupes pétroliers chinois, avait acheté 400 000 tonnes de diesel pour le mois de juin, ce qui représente environ un tiers de plus que le mois précédent. Les autorités chinoises achètent du fioul pour compenser la production électrique des centrales au gaz interrompues à cause du séisme dans le Sichuan, estiment les analystes.

TENSIONS AU NIGERIA

Les prix se nourrissent aussi du sentiment que l'offre demeure vulnérable à des interruptions. Au Nigeria, premier producteur de brut africain, un oléoduc a explosé jeudi, et l'épouse d'un cadre du pétrolier Total a été enlevée vendredi.

A Londres, le baril de brent de la mer du Nord s'est hissé vendredi vers 13 h 50 jusqu'à 125,85 dollars, sans toutefois dépasser son record de vendredi, à 125,90 dollars.


 

 


par Quimboiseur publié dans : Economie
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Samedi 3 mai 2008
Source : http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17404467&postID=7249442140951749125

Plaidoyer pour l'individualisme L’habitude est prise de charger l’individualisme de tous les maux, de toutes les tares, comme un réflexe mental qui permet de désigner les boucs émissaires faciles à défaut de savoir raisonner. Et dans cette vaste entreprise de dénigrement, on assimilera l’individualisme à l’égoïsme, le vice par excellence au pays solidaire et durable. Pourtant, c’est bien le collectivisme, son exact opposé, qui conduit au pire, aboutissant au désastre puisqu’il repose sur l’anéantissement du libre-arbitre et de la conscience individuelle, lesquels suppose au préalable un plein épanouissement de la personnalité de chacun. Le collectivisme nie l’individu, le rangeant, selon les besoins idéologiques et les objectifs de la propagande, dans des catégories collectives symboliques au profit desquelles il s’efface totalement. Ainsi, le nationalisme est une forme insidieuse de collectivisme à partir du moment où l’Etat prétend parler au nom de la nation en confisquant celle-ci. Des conflits entre des individus ne peuvent dégénérer en guerres mondiales, des conflits entre Etats, oui. Au nom de la patrie ou de l’espace vital, les gouvernements précipiteront leurs peuples respectifs dans des guerres meurtrières à l’instar des conflits qui ont vu s’entretuer les français et les allemands. Dans ces tourmentes, l’individu n’est plus rien et les cadavres se comptent par millions. Le communisme et le national-socialisme (nazisme) prônent une organisation totalitaire de la société dans laquelle l’individu est soumis à la volonté du Parti au nom d’une vision imposée du bien commun. Là aussi, ce sont des millions d’individus qui sont déportés et envoyés dans des camps de travail au nom du peuple il va sans dire. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Mais le collectivisme ne se réduit pas à ces monstruosités de l’histoire. Au nom du collectivisme, on entretient une guerre civile et larvée permanente parmi les hommes, opposant les catholiques aux musulmans, les hommes aux femmes, les jeunes aux vieux, les fonctionnaires aux salariés du privé, les patrons aux employés… On ne voit plus des personnes ou des êtres humains partageant tous la même condition, on voit des abstractions permettant de manipuler les hommes. Les phénomènes de foule, à l’instar de ces supporters devenant hooligans, sont basés sur l’anéantissement de la personnalité de l’individu, ce qui permet de transporter les individus en question dans des mouvements de masse dont la facture humaine est toujours conséquente. J’ai vu des étudiants, qui ne prennent jamais la parole en cours, se transformer en vengeur hystérique à l’occasion des mouvements de blocage des facs. Bien-sûr, je suis un homme, je suis un fonctionnaire, je suis un économiste, je suis un quadra… Pourtant, la personnalité est une alchimie mystérieuse qui nous permet d’échapper à ces multiples déterminismes pour les transformer en autant de passionnantes facettes de nos personnalités singulières et uniques. Et seules les sociétés qui permettent l’épanouissement de la personnalité individuelle, laquelle ne se fait pas contre le collectif dans la mesure où tout individu s’inscrit dans différentes communautés (sa famille, son entreprise, des associations diverses, ses amis), sont de nature à éviter les dérives qui conduisent aux violences collectives. Voilà pourquoi il convient de réhabiliter l’individualisme, dans ses fondements philosophiques qui sont les seuls à autoriser la prospérité économique et le développement social. # posted by Caccomo
par Quimboiseur publié dans : Economie
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Mardi 29 avril 2008
Source : http://www.grioo.com/ar,lakhsmi_mittal_est_l_homme_le_plus_riche_de_grande-bretagne_et_d_europe,13577.html

Lakhsmi Mittal est l'homme le plus riche de Grande-Bretagne et d'Europe
28/04/2008

Selon le Sunday Times britannique qui a publié dimanche 27 avril sa liste des personnes les plus riches de Grande-Bretagne

L’actionnaire principal d’Arcelor Mittal est l’homme le plus riche de Grande-Bretagne avec une fortune estimée à un peu plus de 55 milliards de dollars. On se rappelle que lorsque Mittal avait voulu racheter Arcelor en 2006, des réactions condescendantes, voire xénophobes s’étaient fait entendre, face au "péril indien".

Mittal qui a conservé son passport indien, réside en Grande-Bretagne (dans la maison la plus chère du pays, valant environ 115 millions de dollars). La fusion avec Arcelor, dans une opération à 36 milliards de dollars a fait du nouvel ensemble le numéro 1 mondial de l’acier avec 110 millions de tonnes produites par an, environ 10% du marché.

La part de la famille Mittal dans Arcelor Mittal est de 43% qui valent 49,2 milliards de dollars. De 1998 à 2005, les Mittal ont reçu 3,1 milliards de dollars en dividendes. Les autres actifs de la famille Mittal sont estimés à 4 milliards de dollars. Mittal arrive en tête de la liste des hommes les plus riches de Grande-Bretagne pour la 4ème année consécutive. Lakshmi Mittal est accessoirement actionnaire des Queens Park Rangers, un club de football (en compagnie de Bernie Ecclestone et Flavio Briatore, des pontes du sport automobile).

Lakshmi Mittal a un frère, Pramod, qui est aussi dans l’acier, à une échelle beaucoup moins importante que lui et qui possède des usines en Bulgarie et au Nigeria. En 94, Mittal a quitté le giron familial pour diversifier ses opérations à l'international, ce qui fait dire à certains observateurs que les relations entre lui et son frère ne sont pas au beau fixe. Toujours est-il qu’Arcelor Mittal pourrait racheter les acieries de Pramod en Bulgarie et au Nigeria. Il y a quelques jours, un porte-parole du groupe affirmait que Lakshmi Mittal entretenait de bonnes relations avec son frère et que toutes suggestions faisant état de rivalités entre les deux étaient "sans fondements."

Concernant la liste du Sunday Times, seulement 6 personnes parmi les 20 premiers sont nées en Grande-Bretagne. Le russe Roman Abramovitch arrive en 2ème position, le duc de Wesminster est 3è, les frères Sri et Gopi Hinduja (d’origine indienne) sont 4ème. Le russe Alisher Usmanov est 5ème. Usmanov qui fait son entrée dans cette liste des riches de Grande-Bretagne est maintenant le plus gros actionnaire d’Arsenal et sa fortune repose sur les mines et l’acier. Le sud-africain Nicky Oppenheimer (groupe De Beers) est 18ème tandis que Richard Branson, PDG de Virgin, est 20ème.

par Quimboiseur publié dans : Economie
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Lundi 28 avril 2008
Source : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/28/les-nouveaux-defis-des-geants-du-web_1039315_651865.html?xtor=RSS-3208

Les nouveaux défis des géants du Web


Pourquoi les géants du Web s'affrontent-ils aujourd'hui avec une intensité inégalée ? L'annonce par Microsoft, le 1er février, de sa volonté de racheter Yahoo! a attisé leur rivalité. Le premier éditeur de logiciels au monde est prêt à mettre 44,6 milliards de dollars (28,3 milliards d'euros) sur la table, soit la plus grosse opération de l'histoire d'Internet. Jusqu'à présent cependant, les dirigeants de Yahoo! ont repoussé l'offre.

Quelles sont les sociétés qui tirent aujourd'hui le plus profit d'Internet ? Début 2000, elles n'étaient qu'une poignée. Désormais, des milliers de sites parviennent à financer leur activité sur ce nouveau média. Mais les géants du secteur sont ceux qui ont survécu à l'éclatement de la bulle Internet de mars 2000.

Certains, comme le site d'enchères eBay, le moteur de recherche Google ou le portail d'information Yahoo! sont parvenus à l'équilibre financier en quelques années. D'autres - tel le cybermarchand Amazon.com - ont eu besoin de plus de temps. Ces groupes américains se sont internationalisés, réalisent plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires annuels et pèsent encore davantage en Bourse.

Comment gagnent-ils leur vie en ligne ? Deux modèles économiques cohabitent sans se concurrencer pour l'instant. Le premier consiste à valoriser auprès des annonceurs les audiences des sites, générées par la mise en ligne de contenus ou de services gratuits, afin de récolter des revenus publicitaires. C'est Google qui y parvient le mieux. Le groupe capte aujourd'hui entre 30 % et 40 % des dépenses publicitaires en ligne, grâce à un format original : les liens sponsorisés. Les annonceurs achètent des mots-clés qui, quand ils font l'objet d'une recherche, entraînent la mise en avant de leurs sites commerciaux.

Yahoo!, MSN (qui regroupe les activités Internet de Microsoft) ou AOL (la division en ligne de la société de média Time Warner) sont davantage des portails d'information. Ils ont surtout misé sur la vente de bannières publicitaires, même si désormais tous s'essayent aussi aux liens sponsorisés, jugés plus rémunérateurs.

Le second modèle est celui du cybermarchand, dominé par Amazon. com. La société a commencé comme un libraire en ligne puis a diversifié son offre : de la voiture aux bijoux en passant par le mobilier de jardin. Elle est aujourd'hui concurrencée par eBay, qui ne se contente plus d'être "la plus vaste des brocantes du monde" grâce à sa plate-forme d'enchères sur le Web, mais propose aussi des ventes à prix fixes, voire pour les internautes américains des sites proposant des produits neufs.

Comment se partager le "gâteau" publicitaire ? Tous ces géants ont profité de l'explosion du nombre de connexions Internet à haut débit. La France, par exemple, en comptait 15,5 millions au quatrième trimestre 2007 contre quatre fois moins en 2003. L'augmentation du nombre des internautes a parallèlement renforcé l'intérêt des annonceurs. Aujourd'hui, la part des investissements qu'ils consacrent au Web frôle les 9 % de ce qu'ils dépensent, tous médias confondus.

Les tenants du modèle publicitaire jouent la course à l'audience, conscients que le "gâteau" publicitaire est alléchant, mais pas extensible à l'infini. Ils font face à des concurrents plus récents comme les sites de socialisation Facebook ou MySpace, dont la popularité monte en flèche. Les cybermarchands affrontent aussi des nouveaux venus : après avoir longtemps hésité, distributeurs traditionnels, marques et fabricants de contenus testent la vente en ligne en direct. Même les majors du disque veulent s'y mettre, comme EMI.

Dans le cas particulier de Microsoft, le rachat de Yahoo! serait le moyen de faire le grand virage sur Internet que l'éditeur a seulement amorcé. Il tire encore l'essentiel de ses revenus de la vente de logiciels. Or, des modèles économiques concurrents émergent, où les logiciels sont distribués gratuitement en ligne, les éditeurs se rémunérant avec la publicité...

Cécile Ducourtieux



par Quimboiseur publié dans : Economie
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Lundi 28 avril 2008
Source : http://www.lemonde.fr/talents-fr/article/2008/04/28/six-crises-qui-bousculent-l-ordre-economique-mondial_1039134_3504.html?xtor=RSS-3208

Six crises qui bousculent l'ordre économique mondial


A quelle place l'Histoire situera-t-elle la crise globale - dont les symptômes sont à la fois financiers, monétaires, économiques, alimentaires, énergétiques et écologiques - que subit la planète depuis mi-2007 et qui s'est accélérée en ce premier semestre de l'année 2008 ? Quelle sera son amplitude sur l'échelle de Richter des tremblements de terre économiques et sociaux ? Plus forte que la grande dépression de 1929 ? Similaire à celle des années 1970 où, juste avant le premier choc pétrolier de 1973 et la récession du deuxième semestre 1974, des scientifiques, des industriels et des économistes, fondateurs du Club de Rome en 1968, appelaient dans le rapport Meadows (1972) à stopper la croissance, afin d'éviter l'épuisement des ressources de la planète d'ici à la fin du XXIe siècle ?

La prudence est de mise. Pour s'en convaincre, il suffit d'abord de relire le rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) "Les crises financières", publié en 2004, et dont les trois auteurs, Robert Boyer, Mario Dehove et Dominique Plihon, rappellent à l'envi que "les crises financières rythment l'histoire du capitalisme", prenant souvent la forme de crises "jumelles" (bancaire et de change), voire multiples si les indices boursiers et l'activité économique s'effondrent. Ils soulignent aussi le caractère ancien de l'interdépendance des marchés. Qui plus est, expliquent-ils, les crises sont plus nombreuses depuis la disparition en 1971 des accords de Bretton-Woods, qui signèrent a la fin du système de change fixe instauré à la fin de la seconde guerre mondiale. Ensuite, insiste Pierre-Cyrille Hautcoeur, professeur associé à l'Ecole d'économie de Paris, "quand on essaie de quantifier l'ampleur d'une crise, il faut faire attention de distinguer les mécanismes à l'oeuvre et les ajustements qui se produiront in fine". Concernant l'atterrissage de la crise actuelle, en dépit des révisions à la baisse menées par le Fonds monétaire international (FMI) ou par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance mondiale afficherait une progression située entre 3,5 % et 4 %, et ce grâce aux moteurs chinois et indien, à condition qu'ils ne ralentissent pas trop eux aussi. "Nous n'affrontons donc pas pour le moment, reprend M. Hautcoeur, une crise économique radicale." Une opinion partagée par Philippe Chalmin, professeur à l'université Paris-Dauphine, spécialiste des matières premières : "Il est nécessaire de prendre du recul, de relativiser. L'intensité actuelle est forte, mais rappelez-vous la crise des années 1970 : nous avons tous annoncé alors l'avènement d'un nouvel ordre économique international. "

En revanche, la nature multiple de la crise actuelle interroge économistes et historiens, qui la qualifient volontiers d'exceptionnelle. Pas forcément pour les mêmes raisons d'ailleurs, mais exceptionnelle néanmoins. M. Chalmin confirme ainsi n'avoir jamais vu "une telle volatilité des marchés de change et de matières premières". "La référence habituelle à la crise de 1974 paraît tout à fait dépassée, constate-t-il. Le 2 janvier, le pétrole cote 100 dollars le baril - ce qui a été salué comme un record incroyable -, le 25 avril, il est déjà à 117,6 !" Pour Jean-Paul Betbèze, chef économiste du groupe Crédit agricole, même s'il y a eu l'éclatement de la bulle Internet en 2000, "nous affrontons la première grande crise du XXIe siècle". Selon lui, il ne s'agit pas du schéma classique d'une crise américaine (ou d'une autre région du globe), qui contamine ensuite telle ou telle partie de la planète. "Nous avons affaire à un schéma inédit, à savoir la conjonction de crises différenciées et interdépendantes. Aux Etats-Unis, c'est la crise d'un pays surendetté ; en Europe, c'est une crise d'une région dont les Etats membres n'ont toujours pas résolu leur gouvernance politique, les empêchant de mener une stratégie économique concertée ; et dans les pays émergents, nous assistons ou allons assister à une crise classique de surchauffe et de croissance."

Qui plus est, insiste M. Betbèze, "le jeu actuel entre tous les acteurs de ces crises est non coopératif. Ainsi, la chute du dollar n'arrange en rien les Européens, qui voient leurs exportations renchérir. Quant aux Chinois, ils se refusent à réévaluer leur devise, le yuan, ce qui permettrait aux pays occidentaux de regagner en compétitivité."

Pierre Bezbakh, maître de conférences à l'université Paris-Dauphine, dont une partie des travaux ont porté sur l'histoire des crises, confirme ce jeu d'interdépendance plus compliqué que jamais : "Les Etats du Sud ne sont plus en position de dominés, ils sont désormais intégrés dans la compétition mondiale. Quant aux ex-pays de l'Est, ils se sont eux aussi convertis aux règles du marché. Vous avez donc une multiplicité d'acteurs dont les intérêts sont loin d'être convergents." A l'instar de Patrick Artus, chef économiste de Natixis, et de Marie-Paule Virard, journaliste, qui ont publié à La Découverte en 2005 Le capitalisme est en train de s'autodétruire, M. Bezbakh pense que la crise actuelle signe "une rupture totale de société. Le capitalisme n'est plus en voie de développement, mais en voie d'achèvement. Les puissances occidentales ne peuvent plus faire payer à d'autres pays le coût de la crise, comme ils l'avaient fait en 1929 avec la baisse du prix des matières premières. Nous assistons à un processus d'autodestruction soit du système, soit de son fonctionnement". Et la crise actuelle en serait la signature la plus forte.

Marie-Béatrice Baudet



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