Dimanche 5 juillet 2009
Certains militaires utilisent des armes de destructions massives toutjours plus techniques, toujours plus sophistiquées : bombes nucléaires, bombes au phosphore, arme bactériologique, attaques cybernétiques.... Ils lancent des troupes de commandos parachutistes hyper entrainés, avec armes et paquetage complet. etc.. pour conquérir un territoire, en faisant des milliers de morts.

De l'autre coté vous avez ceux qui ouvrent leur braguette. Ils font plein de gosses. Ils n'ont ni généraux, ni colonels, ni capitaines, ni bombes, ni commandos parachutistes, ni stratèges militaires, ni radio transmission cryptées. Et ils ne font aucun mort. Aucune violence. Ils utilisent l'arme démographique. Pourquoi faire des milliers de morts alors qu'il suffit simplement de vous engoutir dans la masse et de vous diluer tellement que votre peuple et votre culture disparait... Et cela sans verser la moindre goutte de sang.

La braguette c'est l'arme absolue, la plus puissante au monde qui permet de faire disparaitre des peuples, des cultures, des civlisations lentement, avec l'érosion démographique.....




SOurce :  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/01/01016-20090701ARTFIG00037--venissieux-terre-d-expansion-de-la-burqa-.php



À Vénissieux, terre d'expansion de la burqa

Par Cécilia Gabizon, envoyée spéciale à Vénissieux.
01/07/2009 | Mise à jour : 12:37
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Une femme en burqa dans le quartier Belsunce, à Marseille.
Une femme en burqa dans le quartier Belsunce, à Marseille. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

REPORTAGE - Dans cette ville de la banlieue lyonnaise, le port du voile intégral se développe sur les visages féminins en même temps que s'ancre le rigorisme religieux.

«Vénissieux, c'est le pays de la burqa !», s'esclaffe Mourad, 19 ans, tandis que passe un couple : lui, barbe et petit calot ; elle, toute en noir «ensevelie». Dans les allées du vaste marché de la cité des Minguettes, elles ne sont qu'une poignée, ce jour-là, à porter le voile intégral. Un mot d'ordre est passé pour qu'elles se fassent discrètes. Les religieux essaient d'éteindre le feu. «D'habitude, on en voit une trentaine», raconte Corinne, qui vend des légumes. Au total, dans cette banlieue de 60 000 habitants mitoyenne de Lyon, elles seraient «plus d'une centaine», selon le maire communiste André Gérin. Une des concentrations les plus importantes de France. «La burqa est la pointe de l'iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes femmes sont sous surveillance. L'islamisme nous menace réellement», explique l'élu, comme pour justifier le séisme qu'il a provoqué en réclamant une commission d'enquête parlementaire. Un pavé, un testament aussi. Après vingt-cinq ans de règne sur une ville autrefois érigée autour des industries de la région, le maire a décidé de passer la main avant la fin de son mandat. C'était la semaine dernière. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur «l'intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d'autres régions de France».

 

Incidents quotidiens aux guichets de la mairie

 

L'islam est probablement la première religion à Vénissieux, où plus de la moitié de la population est d'origine étrangère, principalement maghrébine selon Gérin. Et la plupart des salles de prières incrustées en bas des tours sont salafistes. Chaque jour, s'y diffuse un islam rigoriste. Près de la mosquée Essalem, bungalow enchâssé dans les bâtiments HLM, des adolescents commentent. «Une femme ne peut pas être près d'un homme sans que Sheitan (satan) ne rôde», dit un garçon. Son frère accompagne son épouse «partout». Dans la rue, les femmes portant le niqab - voile noir intégral - circulent presque sans choquer. Beaucoup les connaissent. Elles ont grandi dans le quartier. Elles ne se heurtent aux règles de la République qu'aux guichets de la mairie. «Les incidents sont quotidiens», se lamente Hélène Mexis. Responsable de toutes les formalités administratives à Vénissieux, elle est en première ligne. Pour le renouvellement de la carte d'identité ou du passeport, la photo tête nue entraîne de violentes protestations : «Ils nous accusent de racisme, nous menacent de représailles.» Certaines femmes refusent finalement de se découvrir. Elles restent sans pièce d'identité. Mais c'est à l'occasion du dépôt des dossiers de mariage que les agents sont confrontés «à des hommes qui, bien souvent, monopolisent la parole et refusent que leur future compagne ne se découvre». Or les textes sont clairs : les fonctionnaires doivent vérifier l'identité des futurs conjoints et mener l'entretien à visage découvert pour mieux cerner si l'union n'est ni contrainte ni feinte. Enfin, la célébration doit se dérouler tête nue. De quoi crisper les obsédés de la règle islamique, des immigrées, mais surtout des «Françaises, souvent jeunes et d'origine maghrébine, ainsi que des converties, comme les maris», précise Hélène Mexis. Sans oublier les sans-papiers, car certaines unions sont arrangées par des gourous religieux entre les deux rives de la Méditerranée.

Les enfants de ces couples sont, pour certains, scolarisés dans les écoles de la ville. Chaque directeur gère ses «mères en burqa». «J'en ai deux, je reconnais l'une à ses yeux que je distingue à travers la fente et l'autre à sa silhouette», assure la responsable de la maternelle Jean-Moulin. «La mienne se découvrait dans la classe quand on parlait de sa fille», se souvient une institutrice de l'école Léo-Lagrange, qui apparemment ne veut exclure personne. «Vous savez, on a aussi des parents ivres. On fait avec. Ce qui compte, c'est l'élève», ajoute-t-elle. Des fillettes à la féminité en sursis. Dans la cour, l'institutrice les entend souvent évoquer ces «jupes et dos nus qu'elles ne mettront bientôt plus. Elles ont une conscience aiguë de leur condition». Partout, la pression religieuse s'accroît et prend dans ses filets des enfants toujours plus jeunes. Directrice de l'école primaire Charles-Perrault depuis treize ans, Patricia Truong a vu les voiles fleurir. Presque la moitié des mères vont tête couverte tandis que les djellabas uniformisent les silhouettes. Les femmes sous burqa restent rares et Patricia Truong exige qu'elles se dévoilent pour vérifier leur identité avant de remettre un enfant. Mais «la question religieuse dépasse la burqa et s'avère très prégnante à l'école maternelle et élémentaire», s'inquiète-t-elle. Certains petits font le ramadan qui n'est pourtant pas prescrit aux enfants. «J'appelle systématiquement les parents pour expliquer que le jeûne est incompatible avec les activités scolaires», dit-elle. Beaucoup d'élèves boudent la cantine pour des raisons religieuses. La mairie a refusé la viande hallal, mais propose du poisson deux jours par semaine. «Les élèves sont beaucoup plus nombreux ces jours-là», confirme Bernard Curtet, directeur de l'école élémentaire Jean-Moulin. Jeudi, il y avait exceptionnellement du porc, mais les trois quarts des inscrits ont demandé le menu de substitution à l'école Charles-Perrault. Même ainsi, «on a des enfants en maternelle qui refusent de manger des carottes, car elles n'ont pas été égorgées !», raconte Patricia Truong. En primaire, le cours de biologie sur la reproduction est parfois contesté. «L'obscurantisme progresse», constate-t-elle.

 

Une contre-offensive municipale tardive

 

C'est pourtant de Vénissieux que partit «La Marche des Beurs» en 1983. Après une bavure, quelques fils d'immigrés mettent le cap vers la capitale pour enrayer la violence, et clamer leur désir d'être «des Français à part entière». À l'arrivée, ils sont 100 000 venus dire à la société française, autant qu'à leurs parents, qu'ils vont rester en France, qu'ils veulent s'intégrer, qu'ils réclament l'égalité. La gauche fraîchement arrivée au pouvoir donnera la carte de séjour de dix ans aux immigrés. L'égalité attendra. L'amertume gagne, l'islam aussi. Des prêcheurs sillonnent les banlieues dans le Rhône. Mais c'est à Vénissieux que se tient le premier congrès de l'Union des jeunes musulmans (UJM) en 1992. Inspirés par les Frères musulmans Tariq et Ramadan, les leaders relisent les injustices sociales à l'aune du mépris racial, du rejet de l'islam. Des animateurs, des éducateurs, des médiateurs, des professeurs de sport sortent de la pépinière UJM et relaient depuis ces années ce message. Dans les années 1990, des hommes vérifient parfois les cabas des ménagères pour traquer le jambon. On refuse des femmes aux enterrements. Il faudra l'expulsion de l'imam salafiste Bouziane, en 2002, pour déclencher la contre-offensive municipale. Deux projets de mosquée hors des caves sont en cours. Les relations avec les communautés musulmanes traditionnelles ont été renforcées. Sans stopper l'expansion des salafistes à ce jour.

 

«Apporter une réponse religieuse à ces dérives»

 

Partout en France, le nombre de femmes «ninja» suit une courbe «exponentielle», selon l'imam de Guyancourt (Yvelines), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. À Trappes, aux Mureaux, à Mantes, Argenteuil, Stains, Nanterre, Sartrouville, mais aussi Puteaux, Grigny, Évry ou encore Longjumeau et, désormais, dans des zones plus rurales. «Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient Abdelali Mamoun. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l'Occident, ils crachent sur les koufars, les infidèles, mais profitent de tous les avantages sociaux de la France. Sans s'installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane.» Une position que partage Mustapha Ghouila, président de l'Association nationale des élus de banlieue, qui a grandi à Vénissieux : «On ne peut pas tourner le dos à la France, à ses traditions, en provoquant ainsi en burqa.»

Si le front antiburqa est large, certains ne voudraient pas «qu'un voile, même intégral, masque le fléau du chômage et la précarité». Parmi les Français de confession musulmane, beaucoup «sentent même une forme de solidarité avec celles qui portent le niqab, explique Azzedine Gaci, président du Conseil régional du culte musulman du Rhône, non pour défendre leur tenue, mais par réflexe identitaire.» Parmi la jeunesse, toutefois, subsiste une relative indifférence devant ces voiles qui ont recouvert tant de têtes. Un «chacun fait ce qui lui plaît», version islamique, que résume Nizar : «Si la femme veut burquer, elle burque. Si elle ne veut pas, elle ne burque pas !» Des mots et un ton légers en décalage avec l'inquiétude grandissante que manifestent des élus devant un phénomène difficile à maîtriser.



Par Quimboiseur - Publié dans : Guerre
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Mercredi 1 juillet 2009
Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/30/01016-20090630ARTFIG00435-un-vehicule-de-police-caillasse-avec-guaino-a-bord-.php

Guaino se dit «secoué» après avoir vécu un callaissage

Samuel Potier (lefigaro.fr)
30/06/2009 | Mise à jour : 22:06
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Henri Guaino, le conseiller spécial de l'Elysée. (photo Le Figaro)
Henri Guaino, le conseiller spécial de l'Elysée. (photo Le Figaro)

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a accompagné des policiers en patrouille pour «observer» leur travail dans un quartier sensible de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Mais une quarantaine de jeunes ont attaqué le véhicule.

Nuit agitée dans une cité de Seine-Saint-Denis pour Henri Guaino. Lundi soir, le conseiller spécial du président de la République prend place dans un véhicule de police. Direction un quartier réputé sensible de Montfermeil. Vers une heure du matin, la voiture dans laquelle il se trouve ainsi qu'un autre véhicule en patrouille sont attaqués à coups de pierre, sans faire de blessés toutefois.

Des faits perpétrés par une quarantaine d'individus qui, selon une source policière, ignoraient vraisemblablement la présence d'Henri Guaino. A ce stade des investigations, les enquêteurs affirment que les véhicules de police auraient été bloqués «par des jeunes gens», à l'aide d'une barrière que ceux-ci ont mise en travers de leur route. Les policiers ont dû faire usage de «balles de défense» pour se dégager. Leurs véhicules «ont été détériorés» par ce caillassage, des vitres étant notamment brisées.

 

«Ça aurait pu très mal tourner»

Que faisait Henri Guaino à l'intérieur de l'un des véhicules ? Selon les autorités, il était «en observation» du travail des policiers sur le terrain. Quelques heures plus tard, l'intéressé réagit au micro d'Europe 1 : «Ce n'est pas un événement extraordinaire, ce qui est inquiétant c'est que c'est un événement ordinaire... Il y a une forme de désintégration sociale qui me paraît extrêmement dangereuse», confie celui qui rend hommage «aux policiers courageux, pleins de sang froid et de maîtrise» qui l'accompagnaient. «Tout ça s'est passé très vite. On sort un peu secoué, on n'a pas eu le temps d'avoir très peur, on a plutôt peur pour l'avenir de nos sociétés, ça aurait pu très mal tourner»:

 

 

Plusieurs incidents se sont produits ces derniers jours dans des quartiers sensibles en France, principalement en région parisienne. Cinq véhicules ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dernier dans le quartier de La Bastide, à Limoges, où des affrontements ont opposé des jeunes gens et les forces de l'ordre, pour la troisième nuit consécutive. Des policiers ont essuyé des tirs de mortiers de feux d'artifice la même nuit à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un mois et demi après des tirs de fusil d'assaut Kalachnikov contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département. Ces violences ont suscité l'inquiétude des syndicats de police.

 

Hortefeux ne restera pas «les bras ballants»

Deux hommes de 21 et 24 ans ont été interpellés après que des policiers ont été visés par des jets de projectiles lundi soir dans le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne), au lendemain d'une intervention controversée de la police. Deux gardiens de la paix hors service ont été agressés et roués de coups dans la nuit de lundi à mardi en sortant du commissariat de police de Gagny (Seine-Saint-Denis). Ils étaient «attendus» par leurs présumés agresseurs qui «n'ignoraient rien de leur fonction de policier».

De son côté, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux s'est rendu mardi au commissariat de Villepinte (Seine-Saint-Denis), compétent à Tremblay, pour apporter son «soutien» aux policiers ayant essuyé des tirs de mortiers d'artifice. Ces actes «sont inadmissibles, ils émanent de petits caïds lâches et minables», a tranché le ministre, ajoutant ne pouvoir «rester les bras ballants». Il a demandé que soit interdite la vente d'un certain nombre de produits mortiers à feux d'artifice.



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Mercredi 1 juillet 2009
Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/30/01016-20090630ARTFIG00435-un-vehicule-de-police-caillasse-avec-guaino-a-bord-.php?mode=commentaires

Richesse culturelle ?

01/07/2009 à 11:09

Voilà donc un bel exemple que l'on devrait demander aux politiques qui nous serinent à longueur d'année que l'immigration est une richesse une chance pour la France !

lu dans libération : Grèce.
La tension montait depuis plusieurs mois dans ce quartier du centre d?Athènes, typique de cette ville qui s?est agrandie à la va comme je te pousse. Aux premiers baraquements des réfugiés d?Asie mineure du début du siècle ont succédé les immeubles construits par les provinciaux venus de l?exode rural des années 60-70, et maintenant s?y retrouvent des ressortissants du monde entier, Asie, Afrique, Balkans. Tous pris au piège, dans un pays qui ne devait être que de transit, alors que le travail, même au noir et sous-payé, commence à manquer, crise oblige. Par solidarité, l?hospitalité des Grecs, ex-émigrés ou descendants de réfugiés, a été au début chaleureuse. «C?est de plein gré que je suis venue vivre il y a quatre ans dans ce quartier. Je croyais aux vertus de l?enrichissement par d?autres cultures et je voulais participer à l?éclosion d?une société multiculturelle», explique Anna Vagena, comédienne qui reconnaît maintenant que «la situation n?est plus tenable». Les commerçants grecs ont déserté le quartier, les écoles fonctionnent désormais avec une minorité d?enfants grecs, les gens veulent partir et vendent leur maison au rabais.

«Ce qui nous fait le plus mal pour nous qui étions imprégnés de l?idéal d?une société ouverte, laïque, et combattions l?influence de l?Eglise orthodoxe, c?est de voir l?emprise de la religion musulmane sur notre quotidien», explique cette femme de gauche : «Faute de lieu de prières, la plupart de ces hommes, car ce sont des hommes en majorité, se réunissent dans n?importe quel lieu. Il m?arrive le matin de ne pas pouvoir sortir de chez moi, bloquée par des centaines de personnes agenouillées devant ma porte, en pleine prière. Pour nous les femmes, cela devient de plus en plus difficile de circuler et je ne parle pas de tout ce qui se passe : drogue, vols, prostitution.»

Depuis des mois, la «Chrisi Avghi» (l?aube d?or), un groupuscule d?extrême droite, est à l??uvre dans le quartier, montant les habitants contre les immigrés, faciles boucs émissaires de la crise. Tous les arguments sont bons, comme jouer sur la peur quant à la santé des enfants, en empêchant les fils et filles d?immigrés, qui ne seraient pas vaccinés, de fréquenter les mêmes lieux publics. D?où la fermeture de jardins. Le groupuscule est même allé plus loin en formant des milices qui traquent en dehors de toute légalité les sans-papiers, sous l??il bienveillant de la police.

Le quartier est une Grèce en miniature, terre d?émigration devenue pays d?immigration. Ce fut d?abord, avec la chute du communisme, les ressortissants de pays voisins (Albanais, Bulgares, Roumains?) puis ceux qui se proclament d?origine grecque, comme les Russes ou Ukrainiens de la mer Noire. Puis vinrent de plus loin, les Egyptiens, les Philippins, les Nigérians? Et maintenant les Pakistanais, Bangladais, Afghans? C?est par centaines qu?ils atterrissent chaque jour à Athènes, en provenance de Turquie, via les îles ou la frontière nord. Ces derniers mois, leur nombre s?accroît, car la sécurité des autres voies d?accès vers l?Europe, comme l?Espagne ou l?Italie, a été renforcée.

«Nettoyés». Le gouvernement grec semble découvrir cette nouvelle donne de l?immigration, surtout celle clandestine, depuis la poussée du parti d?extrême droite Laos aux dernières élections européennes. Mettant dans le même panier émigrés réguliers établis de longue date et clandestins en transit, le gouvernement conservateur a décidé une «grande opération balai» : les «ghettos» des grandes villes comme Athènes, Patras, Thessalonique seront «nettoyés», 80 centres de rétention vont être construits pour «parquer» ces migrants. Un grand bateau croisera même en pleine mer pour «accueillir» les nouveaux arrivants. L?opinion publique grecque reste sceptique face à ces mesures gouvernementales répressives, comme l?exprime Anna Vagena : «J?en ai assez d?écouter les hommes politiques, de quelque bord que ce soit, en parler de façon théorique. Nous, c?est au quotidien que nous vivons ce "choc des civilisations"».

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Mercredi 1 juillet 2009
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/29/01003-20090629ARTFIG00259-israel-pret-a-lacher-du-lest-sur-les-colonies-.php?mode=commentaires

Le scandale continue !

 

29/06/2009 à 10:55

La liste est longue des resolutions de l'ONU baffouees par Israel. Et un moratoire de 3 mois sur des actions illegales et inacceptables est considere comme une avancee !! On croit rever. Comme si Madoff avait dit "et si j'escroque un peu moins, ca pourrait aller ?"... Mais bien sur, le monde occidental, Sarko 1er en tete, va se coucher devant les israeliens....

 

 

 

 

 

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Mercredi 1 juillet 2009
Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article87443


Samedi 13 juin 2009

« Nous n’irons pas à Paris » Cette phrase, qui en d’autres circonstances serait tout à fait anodine, constitue dans le cas présent, un véritable défi à un pouvoir qui semble utiliser la justice pour régler quelques comptes avec le LKP depuis la fin de la grève générale (voir la fin de l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html) La jeune femme qui la prononce lors d’une conférence de presse, n’est autre que la jeune avocate du LKP, Sarah Aristide, dont l’engagement au côté de l’UGTG ou des sans-papiers haïtiens ne date pas d’hier. Elle et son confrère, Patrice Tacita, une des figures du LKP, représentant du groupe Akiyo, ont été convoqués à Paris, respectivement les 17 et 16 juin, afin d’être mis en examen.

1° « Deux avocats en mal de notoriété »

L’affaire a débuté après que les deux avocats ont déposé plainte, dénonçant le fait que leurs lignes téléphoniques avaient fait l’objet d’interception lors de conversations avec leurs clients en 2005 et 2006. Les 23 et 24 octobre 2008, ils se sont interrogés sur RFO sur le fait que personne ne semblait s’émouvoir de cette affaire à laquelle aucune suite sérieuse n’était donnée. Ils ont donc réitéré leurs accusations. Quant aux policiers mis en cause, ils avaient par la voix de leur supérieur, fait savoir qu’ils ne diraient rien sur cette affaire au parquet qui devait les auditionner. Loin de condamner cette attitude, c’est la sortie médiatique des deux avocats qui a déclenché les foudres du procureur, Jean-Michel Prêtre.

Il les a publiquement traités de menteurs, d’affabulateurs. Il n’a pas hésité à réduire leur exigence de respect des principes fondamentaux de la justice à un coup de pub orquestré par « deux avocats en mal de notoriété »... C’est dans ce contexte qu’une juge, madame Charloux, a, à son tour, porté plainte, cette fois contre nos deux avocats, estimant que sa probité de magistrat avait été mise en cause par leurs allégations dans cette affaire.

2° Dès le 22 février

Jean-Michel Prêtre a ouvert une information à une date qui n’a probablement rien de fortuite : il s’agit du 22 février 2009, deux jours à peine après le commencement de la grève générale initiée par le LKP. Déjà les deux jeunes avocats avaient fait savoir qu’ils défendraient ce mouvement. Difficile d’y voir une coïncidence. Notons que par la suite, Sarah Aristide va devenir l’avocate de Jimmy Lautric, dans une affaire embarrassante pour le pouvoir comme Chien Créole l’a déjà dénoncé et peut-être liée au meurtre du syndicaliste Jacques Bino (voir l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/04/contre-enquete.html). Autant dire que ces deux avocats dérangent.

3° Convoqués à Paris

Une première convocation leur a été délivrée, leur demandant de se présenter à Pointe-à-Pitre le 19 mai. Sans explication, cette convocation a été annulée. C’est quand ils ont reçu la seconde convocation, cette fois pour Paris, qu’ils ont compris. Le motif invoqué pour expliquer ce changement subit de décision est que l’affaire serait de nature « à troubler l’ordre public local ». La requête déposée pour être entendus en visio-conférence a été rejetée.

4° Ordre public colonial et avocats indigènes

Plusieurs avocats, et pas des moindres, solidaires de leurs jeunes confrères, ont décidé de se constituer en comité de soutien. Il donne, ce vendredi en fin d’après-midi, une conférence de presse. Dans l’auditoire, en solidarité, plusieurs membres du LKP sont présents et écoutent attentivement, parmi lesquels, Elie Domota et Jean-Marie Nomertin, pour ne citer qu’eux. En revanche RFO brille curieusement par son absence... Maître Rodes, doyen du barreau de la Guadeloupe, se présente comme un infatigable pèlerin de la lutte anti-coloniale. Grande figure de l’indépendantisme guadeloupéen, il a fait partie des accusés au procès des 18 patriotes (à ce sujet, lire l’article suivant http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/parallele-historique.html), ce qui fait de lui un symbole vivant de cette cause. Citant Dessaline, héros de l’indépendance haïtienne qui signait ses missives comme général indigène, il se qualifie lui-même d’avocat indigène.

Le plus ancien avocat de la Caraïbe commence par rappeler que la justice est le dernier rempart de l’ordre colonial : « sans justice coloniale, il n’y a pas de colonie ». Puis, il se livre à un vaste balayage historique allant du code noir écrit sous Louis XIV, en passant par la magistrature coloniale, à l’époque où celle-ci n’avait pas honte de s’appeler ainsi, s’égarant ensuite assez longuement sur ses souvenirs de la seconde guerre mondiale, avant de revenir à l’affaire qui nous préoccupe. Il revient sur le concept d’"ordre public local" qu’il traduit par « ordre public colonial » et qui semble s’opposer au fait qu’un magistrat de Paris vienne sur place mettre en examen deux avocats « indigènes ». « L’ordre public colonial s’oppose à ce que la justice se passe normalement. C’est effrayant ! » Il annonce ensuite son attention de faire appel contre la décision de la juge parisienne car elle induit que la Guadeloupe est en marge de la République Française puisqu’on distingue cette dernière du fameux ordre public local.

5° Un aveu de faiblesse

Maître Evita Chevry rappelle que c’est la troisième fois en peu de temps que le parquet s’en prend à la parole des avocats. Il y a d’abord eu les poursuites contre maître Harry Durimel, par ailleurs dirigeant des Verts Guadeloupe, ensuite est venue l’affaire des écoutes, « des faits que la profession considère comme exceptionnellement graves » ; et enfin voici les mises en examen pour diffamation. L’avocate dénonce le dépaysement de l’affaire. Selon elle, à travers cette manœuvre, le procureur n’a d’autre objectif que de « jouer à domicile, sur son terrain ». Ce n’est ni plus ni moins qu’un aveu de faiblesse ; « l’aveu qu’ici, il ne maîtrise ni le terrain, ni les hommes ». Elle pointe du doigt au passage les irrégularités dans la procédure quant à la façon dont ils ont été convoqués. Patrice Tacita, le visage grave, dénonce le manque de considération dont ils font l’objet dans cette affaire et rappelle sentencieusement que « le totalitarisme n’est pas loin lorsqu’on tente de substituer un ordre répressif au droit commun ».

6° « Dans mon pays »

Lorsque Sarah Aristide prend enfin la parole, elle expose sereinement son point de vue, dans un discours teinté de nationalisme où chaque mot est pesé. Elle dénonce un procès politique et le fait qu’en dépaysant l’affaire il s’agit ni plus, ni moins que de les couper de leur soutien populaire, de leur force qui réside dans le LKP. Elle réaffirme ne pas vouloir se dérober à la justice, elle a d’ailleurs des choses à dire, mais continue-t’elle « puisqu’on me reproche quelque chose dans mon pays, je dois être entendue dans mon pays ». Elle précise que dans le cadre de leur convocation à Paris, le billet d’avion, les nuits d’hôtel, et les frais courants sont entièrement à leur charge. Il leur a déjà fallu, à eux deux, débourser 6000 euros à consigner, pour que leur plainte pour écoutes illicites soit reçue, puisque le procureur refusait d’y donner suite. Mais conclut-elle, « tout ça n’est qu’accessoire, car vous l’avez compris, il s’agit en fait d’une question de principes. On nous a refusé la visioconférence, nous n’allons nulle part. Nous n’irons pas à Paris. »

7° Esprit insoumis

Une sorte de stupéfaction s’empare de la salle. Evoquant la suite probable des événements, à savoir le mandat d’amener, l’arrestation menottée et la déportation en métropole, elle affirme calmement mais avec détermination : « je suis prête à assumer ces bracelets car ils représentent ce que j’ai de plus sacré, ma liberté ».

Cette allusion fait bien sûr écho au passé esclavagiste de l’archipel et parle à tout Guadeloupéen. Cependant, au-delà de cette symbolique très forte, dans l’histoire de la lutte contre le pouvoir colonial, on retrouve en Guadeloupe cette constante qui consiste à détourner la répression coloniale pour la retourner contre ce même pouvoir. On l’a vu récemment avec les commémorations du massacre de mai 67, un événement qui devient constitutif de l’identité guadeloupéenne, qui soude les Guadeloupéens autour de la mémoire (voir : http://chien-creole.blogspot.com/2009/05/tout-en-image.html) On a vu aussi, comment le procès des 18 patriotes, en 68, accusés d’avoir portés atteintes à la sûreté de l’Etat, est devenu le procès des pratiques colonialistes de la France en Guadeloupe. Dans cet oxymore des menottes symboles de liberté, c’est toute cette tradition qu’on retrouve. La froide violence répressive n’a pas de prise sur l’esprit insoumis qui fait montre de son indéniable supériorité en transcendant ce qui devrait lui couper les ailes. Comme au Judo, on se sert du poids de l’adversaire pour le faire chuter.

8° Désobéissance civile

La décision courageuse de cette jeune femme et de son confrère, qui empruntent le sentier périlleux de la désobéissance civile, pourrait bien faire plier l’Etat, soit en le poussant à faire preuve de plus d’intelligence et de modération, soit en amenant le peuple à se soulever si on devait leur faire subir le traitement dégradant évoqué plus haut, alors qu’ils n’ont fait que défendre des principes de justice. Le ton nationaliste emprunté aujourd’hui par chacun des intervenants n’est pas innocent. Ils savent pouvoir rassembler bien au-delà des clivages politiques si le masque tombe et que l’opinion publique perçoit les relents colonialistes qui se cachent derrière cette affaire. Interrogé par Chien Créole en marge de cette conférence, Elie Domota a bien fait comprendre que le LKP, directement visé dans cette affaire, ne resterait pas les bras croisés si cela devait arriver : « s’ils les veulent, qu’ils viennent donc les chercher... » Il va falloir suivre cette affaire avec la plus grande attention car elle est de nature à remettre le feu au poudre en Guadeloupe, dans un climat de plus en plus délétère...

Le LKP devrait très bientôt appeler à une mobilisation massive le 22 juin, en soutien à ses deux avocats.
Par Quimboiseur - Publié dans : Guerre
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